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Agence gouvernementale de la direction centrale des Renseignements généraux

 

La direction centrale des Renseignements généraux (DCRG), souvent appelée Renseignements généraux (RG ou RGx), était un service de renseignement français dépendant de la direction générale de la police nationale (DGPN). Créés en 1911 sous cette appellation, les RG ont eu pour principal objectif à travers l’histoire de renseigner le gouvernement sur tout mouvement pouvant porter atteinte à l’État.

De par sa nature du secret et de la surveillance, les RG ont été accusés à plusieurs reprises d’être une police politique et ont été au centre de plusieurs affaires.

Dans un but de rationalisation, les RG et la Direction de la surveillance du territoire (DST) ont été fusionnés au 1er juillet 2008, pour devenir la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), et former à ce titre le plus important service de renseignement intérieur français. Une partie de ses prérogatives a par ailleurs été confiée à la nouvelle sous-direction de l’information générale (SDIG), créée au sein de la direction centrale de la sécurité publique (DCSP), la branche « courses et jeux » des RG étant, quant à elle, transférée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Les Renseignements généraux sont directement issus de toute une cohorte de commissaires spéciaux chargés sous l’Ancien régime de surveiller l’opinion.

Peu après la création en 1907 des Brigades du Tigre - qui devinrent la Police judiciaire - est créée par Célestin Hennion une Brigade des Renseignements généraux. La création d’un tel service s’inscrit dans un climat politique tendu, où la Troisième République fait l’objet de virulentes critiques de divers courants d’oppositions : des royalistes, bonapartistes, des boulangistes, desanarchistes, ou encore divers courants révolutionnaires socialistes.

À l’arrivée du Front populaire, ce dernier veut centraliser encore davantage les services de renseignement français, et crée à ce titre en 1937 la Direction des services de renseignements généraux et de la police administrative, qui devient l’année suivante l’Inspection générale des services de renseignements généraux et de la police administrative. Mais un manque de financement met à mal les ambitions de ce nouveau service de renseignement.

L’instauration du Régime de Vichy, durant la Seconde Guerre mondiale, voit la réorganisation de la police, et la création, à partir des services des RG, des Brigades spéciales (BS), chargées decollaborer avec les diverses polices nazies (Abwehr, Gestapo, Kripo, Sipo, SD, GFP). Les Brigades spéciales sont spécialisées dans la traque aux « ennemis intérieurs », aux dissidents, aux prisonniers évadés, aux Juifs, et plus tard, aux réfractaires au Service du travail obligatoire (STO).

La fin de la Seconde Guerre mondiale voit la conservation du service de renseignement de la « vie politique, économique et sociale » du pays -avec la surveillance, entre autres, des hippodromes et des établissements de jeux, lieux par excellence où transite beaucoup d’argent.

Les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale sont très tendues, avec le début de la Guerre froide, les conflits coloniaux, et surtout les violences issues de la Guerre d’Algérie - mais aussi, divers mouvements sociaux : ainsi, ceux de Mai 68.

Le service des RG a fusionné avec la Direction de la surveillance du territoire (DST) le 1er juillet 2008 pour devenir la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Environ 80 % du personnel a été affecté à ce nouveau service, la branche « courses et jeux » de la DCRG étant transférée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) au sein d’un Service central des courses et jeux (SCCJ). Quant à la Préfecture de police de Paris, sa direction des Renseignements généraux (RGPP), historiquement très particulariste, est demeurée autonome par rapport à cette nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur et s’est vue rebaptiser Direction du Renseignement de la Préfecture de Police (DR-PP).

Agence gouvernementale Direction de la surveillance du territoire

 

La Direction de la surveillance du territoire (DST) était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la direction générale de la police nationale, chargé historiquement ducontre-espionnage en France. Cette dernière compétence n’était plus la seule qui était confiée à la DST ; depuis la disparition du bloc soviétique, s’y ajoutaient la lutte anti-terroriste, la lutte contre la prolifération (matériels sensibles ou militaires) et la protection du patrimoine économique et scientifique français. Cette dernière spécialité relève de l’intelligence économique.

Elle était membre de la communauté française de renseignement. Elle constituait sans doute la structure la moins visible et l’une des plus discrètes de la police nationale. C’est que la mission de contre-espionnage civil et militaire qui lui était dévolue ne concerne pas le grand public et requiert une confidentialité particulière. L’identité des personnels ainsi que la nature des opérations auxquelles ils participaient relèvent d’ailleurs du secret-Défense et du confidentiel Défense.

Le 1er juillet 2008, la DST a fusionné avec la Direction centrale des Renseignements généraux au sein d’une nouvelle direction qui a pris le nom de : Direction centrale du renseignement intérieur(DCRI)

La Surveillance du Territoire (ST) est un service de police qui fut créé en 1934 par le gouvernement de Gaston Doumergue et renforcé en 1937 par le Front populaire. Il a permis l’arrestation de nombreux espions allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs de ses membres rejoindront d’ailleurs la Résistance…

La DST succède à la ST par une ordonnance du 16 novembre 1944, signée du général de Gaulle et relative à l’organisation du ministère de l’Intérieur, que vint compléter un arrêté du22 novembre 1944. Elle est confiée à Roger Wybot, qui avait dirigé à Londres, à partir de décembre 1941, la section de contre-espionnage du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA).

Le Général de Gaulle établit la DST cette même année, fixant ses attributions et ses structures internes. Selon Phillipe Bernert, la création de la direction marquait une petite révolution car, pour la première fois en France, le contre-espionnage échappait au contrôle de l’armée. Roger Wybot prit soin de lui assurer une indépendance totale et mit l’accent sur l’exploitation du renseignement qu’il confia à un service de documentation créé à son initiative.

La tâche dévolue aux “documentalistes” de ce service nouveau et interne à la DST consistait principalement à exploiter les informations transmises par les agents de terrain et à mettre à jour un fichier nominatif. Il leur revenait en outre d’identifier par recoupement les résidents étrangers suspectés de se livrer à des activités d’espionnage et de terrorisme ainsi que, en cas d’arrestation d’un suspect, de préparer les schémas d’interrogatoires.

Les succès majeurs de la DST furent l’exploitation de Farewell (cf. infra) et l’arrestation du terroriste international Ilich Ramírez Sánchez dit Carlos..

Parmi les autres services centraux, on trouvait un service de documentation et d’exploitation qui assurait la centralisation de tous les renseignements recueillis par les fonctionnaires du service et qui bénéficiait de sections spécialisées en province. Le but de ce service était d’assurer un contrôle total des documents liés aux informateurs et aux agents (simples ou doubles), depuis leur recrutement jusqu’à la cessation de leurs rapports avec le service.

En ce qui concerne les activités dans le domaine de l’informatique, la DST a aussi créé un département des systèmes informatiques en 1986.

Le 27 juin 1975, la division Moyen-Orient de la DST s’est vu attribuer des moyens humains et matériels supplémentaires afin de lui permettre de s’impliquer plus sérieusement dans les affaires de terrorisme. Elle disposait ainsi de moyens plus importants que les autres divisions de la DST : voitures rapides, matériel de photographie très sophistiqué pour l’époque, et des moyens permettant de réaliser des écoutes téléphoniques, des récepteurs et émetteurs pour marquer et suivre des véhicules ou des personnes. Ces techniques étaient à l’avant-garde de nombre de services de contre-espionnage en Europe et dans le monde à cette époque.


 
 


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