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| Le dĂ©tective PrivĂ© Elie Cohen Questions & rĂ©ponses sur ce mĂ©tier d’investigation |
| La fiction avec Sherlock Holmes détective privé |
Sherlock Holmes est un personnage de fiction créé par Sir Arthur Conan Doyle dans le roman policier Une étude en rouge en1887.
DĂ©tective privé dotĂ© d’une mĂ©moire remarquable pour tout ce qui peut l’aider Ă rĂ©soudre des crimes en gĂ©nĂ©ral, il a très peu de savoirs dans les autres domaines de la connaissance. Lors de ses enquĂŞtes, plusieurs relatĂ©es dans les 4 romans et les 56 nouvelles qui forment ce qu’on appelle le canon, il est frĂ©quemment accompagnĂ© du Docteur Watson.
L’existence imaginaire de Sherlock Holmes doit beaucoup au docteur et professeur en chirurgie Joseph Bell, dont les dĂ©ductions Ă©tonnantes sur les patients et leurs maladies impressionnaient Doyle.
NĂ© en 1854 selon les suppositions les plus courantes (aucune date n’est en effet citĂ©e) en un lieu non dĂ©terminĂ©, descendant de petits propriĂ©taires terriens et petit-neveu du peintre Horace Vernet, Sherlock Holmes est un cĂ©libataire endurci, plutĂ´t misogyne, dont le seul parent connu selon le canon est son frère aĂ®né Mycroft, un des piliers du Diogenes Club et qui occupe des fonctions importantes auprès du gouvernement britannique. Le docteur Watson, son ami et biographe, est la seule personne qui partage son intimitĂ©.
Il rĂ©side au 221b Baker Street, Ă Londres oĂą il exerce la profession de dĂ©tective privé conseil (consulting detective). Il a commencĂ© son activitĂ© en 1878 et rencontre le docteur Watson en 1881 ou 1882 et avoue avoir effectuĂ© un millier d’enquĂŞtes en 1891. Après une disparition Ă©trange en 1891 (appelĂ© le « grand hiatus »), liĂ©e Ă son affrontement avec le professeur Moriarty, il reprend du service de 1894 jusqu’en 1903. Il reçoit la LĂ©gion d’honneur en 1894, mais refuse le titre de chevalier en 1902.
Grand, mince, Ă©lĂ©gant mais nĂ©gligent, de façon bohème, Holmes est un fumeur invĂ©tĂ©rĂ© (cigarette, cigare et pipe), un sportif accompli (baritsu, boxe et escrime), un mĂ©lomane averti qui pratique le violon et un mĂ©diocre mangeur. Il ne supporte pas l’oisivetĂ©, qui l’épuise et ne vit que pour son travail, pendant les moments oĂą il ne peut travailler, il est parfois amenĂ© Ă se droguer (cocaĂŻne), mais il en profite aussi pour complĂ©ter la culture encyclopĂ©dique nĂ©cessaire Ă sa profession.
Égotiste, cet esprit supérieurement intelligent supporte difficilement la lenteur d’esprit chez autrui ; artiste et doué pour les déguisements, il est toujours en représentation aimant surprendre ses clients et son excellent ami Watson. Il n’apprécie guère la police officielle et n’hésite pas à bafouer la loi lorsqu’elle lui paraît peu compatible avec la justice. Le rang de son client lui importe moins que l’intérêt de son affaire. Bien que prétendant mépriser la notoriété, il ne s’oppose en rien à la publication de certaines de ses enquêtes par Watson qui contribue à lui donner une renommée considérable. S’il méprise l’argent et n’hésite pas à enquêter pour des gens modestes, il reçoit néanmoins des récompenses importantes de grands qui lui permettent de prendre sa retraite confortablement.
Rapidement adoptĂ© par le public, dès la publication de ses premières aventures dans The Strand Magazine, Sherlock Holmes est devenu un personnage de lĂ©gende au point qu’au xxie siècle, il fait encore l’objet d’une vĂ©ritable adoration. De nombreuses Ă©tudes lui ont Ă©tĂ© consacrĂ©es et les nouvelles de Conan Doyle ont fait l’objet de nombreuses adaptations tĂ©lĂ©visĂ©es.
Sherlock Holmes résout les mystères par un processus en trois étapes : l’observation des indices, l’induction et la synthèse logique.
Ă€ l’origine, Sir Conan Doyle avait prĂ©vu d’appeler son dĂ©tective Sherrinford Holmes (notes manuscrites conservĂ©es Ă la British Library de Londres).
| Détective Privé, toute une histoire |
C’est au xiie siècle qu’apparaĂ®t, pour la première fois, le terme enquesteur, commissaire du Roi chargĂ© de surveiller l’administration des baillis et des sĂ©nĂ©chaux.
Mais c’est le xixe siècle qui apportera la naissance des agences privĂ©es, telles qu’elles existent encore aujourd’hui, avec l’ouverture, rue Neuve Saint Eustache Ă Paris, du bureau des renseignements universels, créé par un ancien bagnard, devenu chef de la police de sĂ»retĂ©, reconverti imprimeur (il inventa un papier infalsifiable) puis « agent de renseignements » : Eugène-François Vidocq.
Signalons, pour la petite histoire, que le poète Alfred de Vigny aurait Ă©tĂ© client de l’agence VIDOCQ chargĂ©e de suivre sa maitresse (Marie d’Orval) dont il Ă©tait très amoureux.
La France est le berceau de cette profession avec la crĂ©ation de cette première grande agence multi-disciplinaire, comme elle a créé, en juin 2006, le premier diplĂ´me d’État au monde ayant une valeur internationale (grâce aux nouvelles normes europĂ©ennes L.M.D) et des Ă©quivalences avec l’enseignement gĂ©nĂ©ral.
Ce n’est qu’en 1850 qu’elle s’est exportĂ©e aux États-Unis avec la crĂ©ation de l’Agence Pinkerton, ancien tonnelier et rĂ©volutionnaire Ă©cossais qui assura la sĂ©curitĂ© du prĂ©sident des États-Unis Abraham Lincoln. Longtemps “tolĂ©rĂ©e” en France - et seulement visĂ©e par une loi datant de la guerre dont l’objet, Ă l’origine, Ă©tait d’en interdire l’accès aux juifs  - elle a finalement Ă©tĂ© reconnue et rĂ©glementĂ©e en 2003



