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L’AmĂ©ricain Alan Gross, emprisonnĂ© Ă La Havane depuis dĂ©cembre 2009 et soupçonnĂ© d’espionnage, comparaĂźtra le 4 mars devant un tribunal cubain dans le cadre d’une affaire qui pourrait lui valoir une peine de 20 ans de rĂ©clusion.
Alan Gross, 61 ans, a Ă©tĂ© inculpĂ© le 4 fĂ©vrier d’atteintes Ă la sĂ»retĂ© de l’Etat pour avoir importĂ© du matĂ©riel de communication par satellite au titre d’un programme amĂ©ricain illĂ©gal sur l’Ăźle communiste. Lâadministration Obama rĂ©clame sa libĂ©ration.
Des responsables américains au procÚs
Les autoritĂ©s cubaines ont informĂ© les Etats-Unis de la date du procĂšs, a indiquĂ© Molly Koscina, porte-parole de la section des intĂ©rĂȘts amĂ©ricains Ă La Havane. Elle a prĂ©cisĂ© que des responsables amĂ©ricains y assisteraient.
Alan Gross Ă©tait en mission Ă Cuba pour une entreprise sous contrat avec l’USAid, l’agence fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine du dĂ©veloppement international. Cuba a fait savoir que ses procureurs requerraient une peine de vingt ans contre lui. Les Etats-Unis considĂšrent qu’il n’a enfreint aucune loi.
Mots-clefs : agence fédérale , américain , Cuba , cubain , emprisonné , espionnage , La Havane , tribunal , uSAid Publié dans Gouvernement |
Voici un petit exemple, un employĂ© de mĂ©nage pourrai s’infiltrer sur votre ordinateur verrouillĂ© lors de son service.
Attaques de mots de passe - Password attack
Dossier contre piratage informatique
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Crack mot de passe session Windows - Piratage
envoyé par Detective-Prive . - Vidéos des derniÚres découvertes technologiques.
Mots-clefs : hack , hacking , mots de passe , Password , piratage Publié dans services |
Le groupe Renault cible la “fourniture d’Ă©lĂ©ments” confidentiels Ă des groupes Ă©trangers.
La direction a mis Ă pied trois de ses cadres, mais câest contre X que Renault a dĂ©cidĂ© de porter plainte, jeudi auprĂšs du parquet de Paris. Le constructeur dit avoir des preuves “dâespionnage industriel”, “de corruption”, “dâabus de confiance” et “de vol et recel commis en bande organisĂ©e” dans l’affaire qui le secoue depuis plusieurs jours.
Article vue sur le site de Europe 1
Renault dĂ©nonce “un prĂ©judice” fait Ă l’entreprise
“Cette plainte fait suite Ă la dĂ©couverte d’agissements graves, portant prĂ©judice Ă l’entreprise, en particulier sur ses actifs stratĂ©giques, technologiques et intellectuels”, a indiquĂ© le groupe dans un communiquĂ©. Elle vise la “fourniture d’Ă©lĂ©ments intĂ©ressant le secret Ă©conomique français Ă une puissance Ă©trangĂšre”, a prĂ©cisĂ©, pour sa part, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin. PriĂ© de dire quel Ă©tait ce pays, le procureur a rĂ©pondu : “C’est la position de Renault. Ils citent non pas une puissance Ă©trangĂšre, ils ne citent que des personnes morales de droit privĂ©”.
Depuis dĂ©but janvier, Renault soupçonne trois de ses cadres dirigeants d’avoir fait fuiter des informations sensibles liĂ©es Ă ses actifs stratĂ©giques, intellectuels et technologiques. Plusieurs mĂ©dias soutiennent Ă©galement qu’une enquĂȘte menĂ©e par une sociĂ©tĂ© de renseignement privĂ©e a permis de mettre au jour une tentative d’espionnage visant sa future voiture Ă©lectrique, un programme phare de Renault qui a investi quatre milliards d’euros sur ce dossier.
Le procureur peut dĂ©sormais ouvrir une enquĂȘte prĂ©liminaire
“Cette affaire relĂšve maintenant de la justice”, a tenu Ă souligner Renault avant dâajouter : “Afin de permettre Ă la procĂ©dure judiciaire de se dĂ©rouler dans un climat de sĂ©rĂ©nitĂ©, la sociĂ©tĂ© ne participera d’aucunes surenchĂšres polĂ©miques et rĂ©servera exclusivement les Ă©lĂ©ments en sa possession aux services compĂ©tents chargĂ©s de l’enquĂȘte”.
Maintenant qu’il est saisi, le procureur de Paris peut soit ouvrir une enquĂȘte prĂ©liminaire qu’il dirigerait, soit ouvrir une information qui serait confiĂ©e Ă un juge d’instruction indĂ©pendant. Cette derniĂšre technique, qui permet lĂ©galement des mĂ©thodes d’enquĂȘte plus coercitives et des investigations Ă l’Ă©tranger, a cependant Ă©tĂ© presque systĂ©matiquement abandonnĂ©e en matiĂšre financiĂšre ces derniĂšres annĂ©es. Selon le Canard enchaĂźnĂ© de mercredi, c’est Ă contrecĆur que Renault vient devant la justice. Le groupe aurait, en effet, largement prĂ©fĂ©rĂ© rĂ©gler l’affaire d’espionnage en interne et ne pas l’Ă©bruiter.
Les enjeux Ă©tant colossaux, les marques automobiles sont extrĂȘmement vigilantes en ce qui concerne l’espionnage industriel. Les peines peuvent aller jusqu’Ă 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende pour de tels faits.
Les trois cadres disparaissent de la procédure
Pour l’instant, Renault ne souhaite pas porter plainte contre les trois cadres mis en cause et il n’est plus certain qu’ils soient licenciĂ©s. Ils disparaissent peu Ă peu de la procĂ©dure. Michel Balthazar le plus haut responsable des trois, est soulagĂ© de ne pas ĂȘtre poursuivi nominativement, mais pour lui, le flou prouve surtout que le dossier est bien vide. ” Aujourd’hui on attend toujours des explications toujours pour pouvoir qualifier les faits. Nous sommes un peu Ă©tonnĂ©s d’avoir Ă©tĂ© convoquĂ©s Ă un entretien prĂ©alable, et maintenant on nous dit qu’il n’y aura peut-ĂȘtre pas de courrier”, explique son avocat Xavier Thouvenin. Renault a maintenant moins d’un mois pour pouvoir licencier les salariĂ©s suspendus.
Mots-clefs : droit privĂ© , enquĂȘte , espionnage , porte plainte , prĂ©judice , Renault PubliĂ© dans Presse |
Ce matin, LibĂ©ration donne la parole Ă Candice Marchal, soupçonnĂ©e d’espionnage Ă France 24. Dans les colonnes du quotidien, celle par qui le scandale est arrivĂ© nie toute tentative d’espionnage pour le compte de Christine Ockrent. « Je me suis connectĂ©e Ă des serveurs de l’AEF avec un mot de passe fourni par l’informaticien, j’y ai accĂ©dĂ© depuis chez moi depuis mon ordinateur professionnel (…) (J’ai accĂ©dĂ©) Ă des Ă©lĂ©ments de la sociĂ©tĂ© auxquels j’avais accĂ©s de par mes fonctions » explique-t-elle.
InquiĂšte selon ses dĂ©clarations pour son avenir au sein de France 24 oĂč « c’est l’hĂ©catombe », Candice Marchal se connecte aux serveurs « pour chercher un nouvel organigramme ou une ligne budgĂ©taire (la) concernant ». Pour justifier son geste, la proche collaboratrice de Christine Ockrent dĂ©nonce « le harcĂšlement quotidien » dont elle est victime. Quant Ă la nature de ses rapports avec Christine Ockrent, elle parle d’un lien professionnel « qui date d’il y a dix ans ».
Vue sur OZAP
Une enquĂȘte suspecte
Candice Marchal dĂ©nonce surtout l’enquĂȘte dont elle fait l’objet Ă France 24. Une enquĂȘte menĂ©e « par une officine privĂ©e » qui, prĂ©cise-t-elle « a Ă©tĂ© créée le 4 octobre dernier ». Pour rappel, Alain de Pouzilhac, directeur de France 24 en conflit ouvert avec Christine Ockrent sa numĂ©ro deux, commande une enquĂȘte Ă une sociĂ©tĂ© privĂ©e aprĂšs des fuites dans la presse concernant le budget de la chaĂźne. C’est cette enquĂȘte, et non les investigations de police, qui dĂ©signera Candice Marchal comme espionne prĂ©sumĂ©e de France 24.
« Le rapport de l’officine, je le conteste haut et fort » explique-t-elle. Elle soupçonne cette sociĂ©tĂ© d’avoir placĂ© un disque dur dans son ordinateur avec les fameux fichiers :« J’ai remis mon ordinateur Ă la demande de l’AEF le 7 novembre et il est parti en expertise deux ou trois semaines plus tard, ça laisse le temps de mettre un disque dur ou de le modifier » dĂ©nonce-telle. Pour Candice Marchal, ce n’est pas elle qu’on vise, mais Christine Ockrent : « J’ai l’impression d’ĂȘtre un pion de l’Ă©chiquier ». L’ex-salariĂ©e de France 24 compte d’ailleurs dĂ©poser plusieurs plaintes pour escroquerie, atteinte au secret de la correspondance et pour violation du secret professionnel. Sans compter son attaque aux prud’hommes pour contester son licenciement.
Premier soutien de Christine Ockrent
Depuis le dĂ©but de cette affaire, Christine Ockrent n’avait comptĂ© aucun soutien, se livrant seule dans la bataille mĂ©diatique, Marianne et Le Point la dĂ©signant comme l’une des commanditaires de cette vaste opĂ©ration d’espionnage au sein de la sociĂ©tĂ© qui gĂšre l’audiovisuel extĂ©rieur de la France. DĂ©savouĂ©e par ses directeurs et sa rĂ©daction la semaine derniĂšre, elle n’a pas dĂ©missionnĂ© de son poste. Si son ministre de tutelle n’a pas encore pris de dĂ©cision quant Ă son avenir au sein du groupe, le comitĂ© d’entreprise de RFI - membre de l’AEF - a demandĂ© hier Ă la justice la dĂ©signation d’un administrateur provisoire pour remplacer les deux dirigeants. A ce jour, l’enquĂȘte de police en cours n’a toujours pas dĂ©livrĂ© ses premiĂšres conclusions. Elles risquent d’ĂȘtre explosives.
Mots-clefs : Christine Ockrent , espion , espionnage , ESPIONNE , france 24 , silence , soupçon Publié dans Gouvernement , Presse , services |
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2600 vs. Anonymous
Sâil y a bien des gars qui sây connaissent en piratage, câest lâĂ©quipe de 2600: The Hacker Quarterly . Et pas seulement parce quâil y a hacker dans leur nom. 2600 est en quelque sorte le Conseil des Jedi du piratage, un groupe des sages. Câest lâantithĂšse absolue des script kiddies dĂ©crits comme des hackers de nos jours. Ils hackent par principe. Et ils hackent bien. Hackement bien, mĂȘme. Ils hackent depuis longtemps et connaissent toutes les frĂ©quences et toutes les ficelles. Donc lorsquâils critiquent les attaques dâAnonymous, cela fait du bruit.
2600 a publié une dĂ©claration condamnant les attaques DDoS , expliquant que ces attaques par dĂ©ni de service distribuĂ© desservaient plus Wikileaks quâautre chose: âcela apportera de lâeau au moulin de ceux qui veulent tous nous cataloguer comme des menaces pour museler la libertĂ© dâexpression et imposer toutes sortes de restrictions sur lâInternet .â Ils ont sacrĂ©ment raison: le grand public nâa aucune idĂ©e de ce que peut bien ĂȘtre une fichue attaque par dĂ©ni de service distribuĂ©. Des quoi? Des nids de service? Ah bon? Et ça sert Ă quoi? Pourquoi ils distribuent des nids?
Et 2600 dâenfoncer le clou en ajoutant: âcela nâaide certainement pas Wikileaks dâĂȘtre associĂ© avec des activitĂ©s aussi puĂ©riles et grossiĂšres, pas plus que cela nâaide la communautĂ© des hackers â. Autrement dit: les gamins , arrĂȘtez de faire les gamins.
Un employé du Homeland Security explique le gouvernement américain se tire une balle dans le pied avec la censure
Un employĂ© anonyme (non, rien Ă voir avec le groupe dâanonymes citĂ© prĂ©cĂ©demment) du Department of Homeland Security considĂšre que son employeur ne devrait pas censurer les accĂšs des fonctionnaires amĂ©ricains aux documents de Wikileaks: âma grand-mĂšre pourrait avoir accĂšs aux cĂąbles, mais pas moi. Câest absurde.â
Sa critique est fondĂ©e et pertinente : il explique que ne pas connaitre le contenu de documents Wikileaks dont ont pu prendre connaissance les gouvernements de pays Ă©trangers nuit directement Ă lâintĂ©rĂȘt amĂ©ricain. Les Ă©missaires des autres pays seront en possession dâinformations Ă©manant du gouvernement amĂ©ricain que les employĂ©s amĂ©ricains ne connaitront pas.
Maintenir les fonctionnaires amĂ©ricains dans lâignorance des contenus publiĂ©s par Wikileaks est au mieux un dĂ©sĂ©quilibre dans lâaccĂšs Ă lâinformation, au pire un vĂ©ritable handicap, notamment dans les nĂ©gociations diplomatiques qui sont de vĂ©ritables parties marathon de poker menteur.
Lâavocat de Julian Assange affirme que les Etats-Unis veulent poursuivre son client pour espionnage
La situation dĂ©jĂ peu enviable de Julian Assange pourrait bien encore empirer. Que pourrait-il lui arriver de pire que dâĂȘtre inquiĂ©tĂ© dans des affaires dâagressions sexuelles prĂ©sumĂ©es en SuĂšde? Oh, des poursuites amĂ©ricaines pour espionnage par exemple.
Lâavocat de Julian Assange a indiquĂ© que les mises en accusation seraient imminentes au titre de lâEspionage Act amĂ©rician. Mauvaise nouvelle. Reste Ă savoir si cette accusation sâaccompagnerait dâune procĂ©dure dâextradition.
Mots-clefs : agression , attaques , avocat , espionnage , hacker , Julian Assange , piratage Publié dans Gouvernement , Wikileaks , services |
Comme vous savez certainement, le site wikileaks est hĂ©bergĂ© sur nos infrastructures depuis hier trĂšs tĂŽt le matin. Il s’agit d’un client qui a commandĂ© un serveur dĂ©diĂ©, avec les blocs RIPE et de protections contre les attaques. Sa facture payĂ©e par CB s’Ă©lĂšve Ă moins de 150euro. Et donc il hĂ©berge le site wikileaks.
Juridiquement parlant Ovh n’est pas l’hĂ©bergeur de ce site. Ovh est, juste, le prestataire technique de la solution technique que le client a commandĂ©.
Bref, l’histoire est banale et quotidienne. Le systĂšme est totalement automatique et fonctionne 24 heures sur 24. Nous avons dĂ©couvert comme vous tous que ce site est chez nous hier … dans la presse.
Ovh n’est ni pour ni contre ce site. La question hors sujet pour nous. Ovh est une entreprise qui fournit les infrastructures, le fameux cloud computing disponible en quelques heures …, et notre rĂŽle est d’assurer cette prestation technique. C’est tout. On n’a pas demandĂ© d’hĂ©berger ce site ou ne pas l’hĂ©berger. Maintenant qu’il est chez nous on assure le contrat. C’est notre boulot. Il est fonctionnel.
Compte tenu de derniĂšres dĂ©clarations politiques, et de pressions qui commencent rĂ©ellement Ă se sentir, mĂȘme ici Ă Roubaix Valley, nous avons dĂ©cidĂ© de saisir le juge en rĂ©fĂ©rĂ© afin qu’il se prononce sur la lĂ©galitĂ© ou pas de ce site sur le territoire français. Ce n’est pas au monde politique ni Ă Ovh de demander ou de dĂ©cider la fermeture ou pas d’un site mais Ă la justice. C’est comme que ça doit marcher dans un pays de droit.
Nous espérons que le juge donnera sa décision avant ce soir ou demain. Et Ovh appliquera la décision immédiatement.
Mots-clefs : OVH , Roubaix Valley , Wikileaks Publié dans Presse , Wikileaks |
La publication par Wikileaks de plus de 250000 dĂ©pĂȘches diplomatiques des ambassades amĂ©ricaines est LE sujet qui monopolise l’attention des mĂ©dias et des gouvernements. Renata Avila examine les outils, les stratĂ©gies et les pratiques de diffusion via les technologies numĂ©riques mises en Ćuvre par Wikileaks.
par Renata Avila · Traduit par Esther · Voir le billet original [en]
Source :Â http://www.leuromag.com
Le âCablegateâ (rĂ©vĂ©lations de Wikileaks) est partout. On peut trouver des articles Ă ce sujet dans pratiquement n’importe quel site d’informations en ligne ou journal dans le monde, le voir Ă travers les liens partagĂ©s sur les sites de mĂ©dias sociaux, suivre le hashtag (mot clĂ©) #cablegate sur Twitter, parcourir des dizaines de blogs, en entendre parler Ă la radio. La publication par Wikileaks de plus de 250 000 tĂ©lĂ©grammes d’ambassades des Ătats-Unis est actuellement l’un des sujets les plus chauds dans les mĂ©dias et au seins des gouvernements : la technologie a rĂ©duit l’Ă©cart entre les citoyens et les informations gouvernementales complexes, et les internautes discutent activement Ă travers le monde entier de cette affaire.
Comme Geert Lovink et Patrice Riemens le soulignent dans leur article â«Dix thĂšses sur Wikileaks» [en anglais], la publication par l’organisation d’informations gouvernementales sensibles a utilisĂ© la technologie pour capter l’attention de millions de personnes :
Wikileaks manages to capture that attention by way of specLa publication par Wikileaks de plus de 250000 dĂ©pĂȘches diplomatiques des ambassades amĂ©ricaines est LE sujet qui monopolise l’attention des mĂ©dias et des gouvernements. Renata Avila examine les outils, les stratĂ©gies et les pratiques de diffusion via les technologies numĂ©riques mises en Ćuvre par Wikileaks.
tacular information hacks where other parties, especially civil society groups and human rights organizations, are desperately struggling to get their message across. Wikileaks genially puts to use the âescape velocityâ of IT â using IT to leave IT behind and irrupt into the realm of real-world politics.
Wikileaks rĂ©ussit Ă capter cette attention au moyen de spectaculaires piratages d’informations lĂ oĂč les autres parties, en particulier des groupes de la sociĂ©tĂ© civile et des organisations des droits de l’Homme, se battent dĂ©sespĂ©rĂ©ment pour faire passer leur message. Wikileaks utilise avec gĂ©nie la «vitesse d’Ă©vasion» des technologies de l’information (TI), utilisant ces technologies pour les laisser Ă la traĂźne et faire irruption dans le domaine de la politique du monde rĂ©el.
Mais quels outils utilisent-ils pour capter et conserver l’attention du public et des mĂ©dias et finalement dissiper l’opacitĂ© gouvernementale qu’il combattent ? Plus important encore, comment les citoyens peuvent-ils collaborer Ă cet appel innovant, en temps rĂ©el et concentrĂ© sur la diplomatie Ă rendre des comptes ?
Les médias traditionnels partenaires
Wikileaks a fourni Ă cinq grands mĂ©dias â The Guardian [anglais], Le Monde [français], El PaĂs [espagnol], Der Spiegel [allemand], et le New York Times [anglais] â un accĂšs en avant premiĂšre aux dĂ©pĂȘches diplomatiques amĂ©ricaines. En combinant une mise en ligne avec la publication par les mĂ©dias traditionnels, Wikileaks - et d’autres organisations travaillant pour la transparence en ligne - sont en mesure d’atteindre un public plus large et de diffuser des informations dans diffĂ©rents formats et les moyens de communication. Les mises Ă jour constantes de Wikileaks sur Twitter ont mĂȘme Ă©tĂ© abordĂ©es au cours d’une confĂ©rence de presse du DĂ©partement d’Etat des Etats-Unis et plusieurs organisations internationales de mĂ©dias qui leur ont fait rĂ©fĂ©rence.
Les outils de visualisation
La majoritĂ© des mĂ©dias partenaires de Wikileaks et le site Cablegate utilisent des graphiques faciles Ă comprendre pour communiquer les donnĂ©es d’une maniĂšre plus complĂšte. Information Aesthetics a un tour d’horizon des techniques de visualisation diffĂ©rentes. Fast Company a adoptĂ© une approche lĂ©gĂšrement diffĂ©rente, construisant un «Wordle»[outil de visualisations des thĂšmes principaux] Ă partir des dĂ©pĂȘches.
Cablegate Wordle, via Fast Company
Crowdsourcing [information collaborative]
Cablegate propose Ă n’importe quel utilisateur, n’importe oĂč dans le monde, le moyen de naviguer facilement et de localiser n’importe quel tĂ©lĂ©gramme possĂ©dant un intĂ©rĂȘt pour eux et de tirer leurs propres conclusions. Wikileaks invite les utilisateurs Ă rechercher des Ă©vĂ©nements s’Ă©tant produits dans leur propre pays. Ils peuvent, par exemple, vĂ©rifier les dates clĂ©s d’Ă©vĂ©nements pertinents pour voir s’ils peuvent trouver des tĂ©lĂ©grammes y faisant rĂ©fĂ©rence, puis partager leurs analyses et leurs rĂ©sultats en utilisant les outils du Web 2.0. Il s’agit essentiellement d’une responsabilitĂ© portĂ©e par les masses, «crowdsourcĂ©e» (assemblĂ©e Ă partir de multiples sources), par n’importe qui, n’importe oĂč dans le monde. D’autres organisations en profitent, encourageant les citoyens du Net à «mettre les mains dans le cambouis» et fouiller dans les tĂ©lĂ©grammes Ă la recherche d’information pertinente : le blog «Non Ă©dité» du National Security Archive a publiĂ© [en anglais] un guide sur la façon de lire les documents du DĂ©partement d’Ătat et une liste des acronymes couramment utilisĂ©s dans les tĂ©lĂ©grammes.
Wikileaks encourage les internautes Ă partager leurs trouvailles :
Pick out interesting events and tell others about them. Use twitter, reddit, mail whatever suits your audience best. For twitter or other social networking services please use the #cablegate or unique reference ID (e.g. #66BUENOSAIRES2481) as hash tags.
Choisissez des Ă©vĂ©nements intĂ©ressants et faites passer le mot. Utilisez Twitter, Reddit, les emails, ce qui convient le mieux Ă votre lectorat. Pour Twitter ou d’autres rĂ©seaux sociaux, utilisez s’il vous plaĂźt utiliser l’identifiant de rĂ©fĂ©rence #cablegate ou des rĂ©fĂ©rences uniques (par exemple # 66BUENOSAIRES2481) comme mots clĂ©s (hashtags).
Peut-ĂȘtre assistons-nous Ă un changement d’Ă©poque, oĂč les voix des citoyens remplaceront le chuchotement des secrets derriĂšre des portes closes et les relations Ă©trangĂšres passeront Ă une diplomatie plus ouverte. Peut-ĂȘtre pas. Quoi qu’il en soit, aprĂšs cette publication, le monde aura un nouveau modĂšle Ă suivre.
Mots-clefs : ambassades , américaines , Cablegate , diplomatie , gouvernementale , Wikileaks Publié dans Gouvernement , Presse , Wikileaks |
AprĂšs avoir Ă©tĂ© lĂąchĂ© cette nuit par son prestataire DNS aux Ătats-Unis, Wikileaks a repris du service avec lâextension suisse « .ch » qui pointe vers les serveurs du français OVH. Les warlogs sur lâAfghanistan et lâIrak sont eux hĂ©bergĂ©s par le MIT Ă Boston.
Wikileaks plie mais ne rompt pas. Dans la nuit de jeudi Ă vendredi, Wikileaks.org a disparu des Ă©crans aprĂšs que son prestataire DNS basĂ© aux Ătats-Unis a coupĂ© les liens. Vers 10 heures ce matin, le site reprenait du service avec l’extension suisse « .ch » (qui appartient au Parti Pirate suisse) aprĂšs une annonce sur Twitter.
Selon nos constatations, Wikileaks.ch pointe vers les serveurs du français OVH (IP 213.251.145.96). ContactĂ© ce matin, ce dernier refuse toujours de confirmer qu’il hĂ©berge bien le site. Par ailleurs le site “cablegate.wikileaks.org” qui Ă©tait jusqu’Ă hier hĂ©bergĂ© par le suĂ©dois Bahnhof est lui aussi passĂ© chez OVH.
Le suĂ©dois Bahnhof confirme qu’il hĂ©berge 2 serveurs Wikileaks
ContactĂ© par ZDNet.fr, Bahnhof nous a confirmĂ© ce matin qu’il hĂ©bergeait bien deux serveurs Wikileaks tout en prĂ©cisant que celui-ci « bouge tout le temps ». « Nous leur fournissons uniquement des ressources et n’avons aucun contrĂŽle sur leur contenu ou la façon dont ils gĂšrent leur trafic », a tenu Ă nous indiquer la porte-parole de Bahnhof. Nous avons pu constater que la page “collateralmurder.com” qui montre la vidĂ©o d’un hĂ©licoptĂšre amĂ©ricain mitraillant des civils Ă Bagdad est bien hĂ©bergĂ©e par Bahnhof.
De son cĂŽtĂ©, everyDNS.net a justifiĂ© sa dĂ©cision de stopper sa prestation envers wikileaks.org en raison des attaques DDoS dont il faisait l’objet.
L’amĂ©ricain EveryDNS.net craint les attaques DDoS contre Wikileaks
EveryDNS.net explique sa dĂ©marche en indiquant que « les services ont Ă©tĂ© supprimĂ©s pour violation de la disposition qui stipule : “un membre ne doit pas interfĂ©rer avec l’utilisation d’un autre Membre et Ă la jouissance du Service ou d’une autre entitĂ© et la jouissance de services similaires”. L’interfĂ©rence en cause vient du fait que wikileaks.org est devenu la cible de plusieurs attaques distribuĂ©es par dĂ©ni de service (DDOS). Ces attaques ont, et les attaques futures pourraient, menacer la stabilitĂ© de l’infrastructure EveryDNS.net, qui permet d’accĂ©der Ă prĂšs de 500.000 autres sites ».
Les warlogs sur l’Afghanistan et l’Irak hĂ©bergĂ©s par le MIT Ă Boston
Si wikileaks.ch et cablegate.wikileaks.org sont hĂ©bergĂ©s chez OVH, les pages des “warlogs” concernant l’Afghanistan et l’Irak sont hĂ©bergĂ©es aux Ătats-Unis par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) Ă Cambridge (IP 18.85.28.35). Le dĂ©calage horaire ne nous a pas permis d’obtenir une confirmation officielle de la part du MIT. Wikileaks semble donc insubmersible…
Au-delĂ de dĂ©montrer sa combativitĂ©, le site profite de la situation pour lancer des appels aux dons. La page d’accueil du site affiche dĂ©sormais un portrait de Julian Assange qui invite les internautes Ă aider Wikileaks à « rester fort ». Par ailleurs, le fondateur de Wikileaks rĂ©pondra en direct aux questions des lecteurs du quotidien Guardian.co.uk Ă 14h00, ce vendredi.
Au moment de publier cet article, wikileaks.ch et cablegate.wikileaks.org n’Ă©taient plus accessibles. Il est assez probable que des attaques DDoS soient en cours. (Marc Zaffagni pour Eureka Presse)
Mots-clefs : OVH , secret , Wikileaks , Wikileaks.ch Publié dans Wikileaks |