- la vieille garde du magazine 2600 qui condamne les apprentis pirates en culottes courtes dâAnon,
- un employé de la sécurité intérieure américaine qui proteste contre la censure,
- Julian Assange menacĂ© de poursuites pour espionnage aux Ătats-Unis.

2600 vs. Anonymous
Sâil y a bien des gars qui sây connaissent en piratage, câest lâĂ©quipe de 2600: The Hacker Quarterly. Et pas seulement parce quâil y a hacker dans leur nom. 2600 est en quelque sorte le Conseil des Jedi du piratage, un groupe des sages. Câest lâantithĂšse absolue des script kiddies dĂ©crits comme des hackers de nos jours. Ils hackent par principe. Et ils hackent bien. Hackement bien, mĂȘme. Ils hackent depuis longtemps et connaissent toutes les frĂ©quences et toutes les ficelles. Donc lorsquâils critiquent les attaques dâAnonymous, cela fait du bruit.
2600 a publié une dĂ©claration condamnant les attaques DDoS, expliquant que ces attaques par dĂ©ni de service distribuĂ© desservaient plus Wikileaks quâautre chose: âcela apportera de lâeau au moulin de ceux qui veulent tous nous cataloguer comme des menaces pour museler la libertĂ© dâexpression et imposer toutes sortes de restrictions sur lâInternet.â Ils ont sacrĂ©ment raison: le grand public nâa aucune idĂ©e de ce que peut bien ĂȘtre une fichue attaque par dĂ©ni de service distribuĂ©. Des quoi? Des nids de service? Ah bon? Et ça sert Ă quoi? Pourquoi ils distribuent des nids?
Et 2600 dâenfoncer le clou en ajoutant: âcela nâaide certainement pas Wikileaks dâĂȘtre associĂ© avec des activitĂ©s aussi puĂ©riles et grossiĂšres, pas plus que cela nâaide la communautĂ© des hackersâ. Autrement dit: les gamins, arrĂȘtez de faire les gamins.
Un employé du Homeland Security explique le gouvernement américain se tire une balle dans le pied avec la censure
Un employĂ© anonyme (non, rien Ă voir avec le groupe dâanonymes citĂ© prĂ©cĂ©demment) du Department of Homeland Security considĂšre que son employeur ne devrait pas censurer les accĂšs des fonctionnaires amĂ©ricains aux documents de Wikileaks: âma grand-mĂšre pourrait avoir accĂšs aux cĂąbles, mais pas moi. Câest absurde.â
Sa critique est fondĂ©e et pertinente : il explique que ne pas connaitre le contenu de documents Wikileaks dont ont pu prendre connaissance les gouvernements de pays Ă©trangers nuit directement Ă lâintĂ©rĂȘt amĂ©ricain. Les Ă©missaires des autres pays seront en possession dâinformations Ă©manant du gouvernement amĂ©ricain que les employĂ©s amĂ©ricains ne connaitront pas.
Maintenir les fonctionnaires amĂ©ricains dans lâignorance des contenus publiĂ©s par Wikileaks est au mieux un dĂ©sĂ©quilibre dans lâaccĂšs Ă lâinformation, au pire un vĂ©ritable handicap, notamment dans les nĂ©gociations diplomatiques qui sont de vĂ©ritables parties marathon de poker menteur.
Lâavocat de Julian Assange affirme que les Etats-Unis veulent poursuivre son client pour espionnage
La situation dĂ©jĂ peu enviable de Julian Assange pourrait bien encore empirer. Que pourrait-il lui arriver de pire que dâĂȘtre inquiĂ©tĂ© dans des affaires dâagressions sexuelles prĂ©sumĂ©es en SuĂšde? Oh, des poursuites amĂ©ricaines pour espionnagepar exemple.
Lâavocat de Julian Assange a indiquĂ© que les mises en accusation seraient imminentes au titre de lâEspionage Act amĂ©rician. Mauvaise nouvelle. Reste Ă savoir si cette accusation sâaccompagnerait dâune procĂ©dure dâextradition.



