ConsĂ©quence logique de la place dĂ©terminante que prennent les rĂ©seaux sociaux dans notre vie quotidienne : ils deviennent des terrains d’enquĂŞtes comme les autres pour le fisc et les forces de l’ordre. La justice amĂ©ricaine donne mĂŞme des cours Ă ses services.
Les réseaux sociaux comme source et moyen de production pour les journalistes, ou comme outil de recrutement, voire comme outil de surveillance des employés, on connaissait.
On savait mĂŞme confusĂ©ment que le fisc pouvait Ă©galement se servir des rĂ©seaux sociaux pour jauger la rĂ©alitĂ© des revenus dĂ©clarĂ©s par certains contribuables. Les services de la Justice amĂ©ricaine en livrent dĂ©sormais la preuve. Tant en matière d’impĂ´ts qu’en matière pĂ©nale, de vĂ©ritables cours ont Ă©tĂ© mis sur pieds pour apprendre aux pandores comment tirer le meilleur parti du web 2.0.
Ces documents auraient pu rester secrets. Ils ont été obtenus par la Electronic Frontier Foundation sur base du Freedom of Information Act. Autrement dit, il a fallu démontrer en quoi ces documents pouvaient intéresser le public pour y avoir accès.
On apprend notamment ce qu’un agent amĂ©ricain du fisc peut et ne peut pas faire, tant sur les rĂ©seaux sociaux que sur internet en gĂ©nĂ©ral pour collecter des informations sur les personnes ou les sociĂ©tĂ©s qu’il a dans son collimateur.
Facebook, conciliant avec les enquĂŞteurs
Mais Ă quoi peut donc bien servir Facebook pour des enquĂŞteurs de la police criminelle, et quels types de preuves peuvent-ils en retirer ? Beaucoup de choses en rĂ©alitĂ© : rĂ©vĂ©ler des communications personnelles, Ă©tablir des mobiles ou des liens entre des personnes, localiser des individus, Ă©tablir ou dĂ©monter des alibis, Ă©tablir l’existence d’une entreprise criminelle… Oui mais, les profils sont souvent cadenassĂ©s et donc invisibles pour des tiers ? DĂ©trompez-vous ! On apprend dans ces mĂŞmes documents que Facebook a pour politique de coopĂ©rer facilement avec les autoritĂ©s qui requièrent sa collaboration, au contraire de Twitter, par exemple. Et combien de temps chacun des rĂ©seaux sociaux Ă©tudiĂ©s conserve les donnĂ©es de ses visiteurs, dont les fameuses adresses IP.
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