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Comment les détectives de DSK vont semer le doute

 

Lundi, DSK a quittĂ© sa rĂ©sidence surveillĂ©e de TriBeCa pour rejoindre la cour suprĂȘme de New York oĂč, lors d’une audience purement formelle, il s’est vu notifier sa mise en accusation et a plaidĂ© non coupable. Cela ne l’engage Ă  rien, il peut revenir sur son choix Ă  tout moment jusqu’Ă  l’ouverture du procĂšs. Le juge Ă©tablira alors un calendrier de procĂ©dure et le procureur commencera Ă  livrer Ă  la dĂ©fense les Ă©lĂ©ments matĂ©riels sur lesquels repose l’accusation, Ă  commencer par la plainte. Chacun des mots et, au-delĂ  des mots, la personnalitĂ© de la victime prĂ©sumĂ©e seront dissĂ©quĂ©s par les limiers de la cĂ©lĂšbre agence new-yorkaise Guidepost Solutions. Mais les dĂ©tectives engagĂ©s par la dĂ©fense de Strauss-Kahn ont dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  explorer le passĂ© de la GuinĂ©enne de 32 ans qui accuse l’ex-patron du FMI d’agression sexuelle.

“Dans ce type d’affaire, les seules preuves objectives que l’on a se limitent Ă  la parole de l’un contre la parole de l’autre. Il est donc indispensable de tester la crĂ©dibilitĂ© de la victime prĂ©sumĂ©e pour apprĂ©cier la fiabilitĂ© de son tĂ©moignage”, explique Christophe Ayela, avocat au barreau de Paris. En France comme aux États-Unis, il est de bonne guerre d’engager des enquĂȘteurs privĂ©s dont la mission est de dĂ©molir les dĂ©clarations d’une personne, a fortiori si elle est le seul “tĂ©moin” des faits dĂ©noncĂ©s.

(article le point)

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Les enquĂȘteurs de Guidepost Solutions se seraient rendus en GuinĂ©e pour y dĂ©busquer jusqu’aux transgressions les plus anodines de la jeune femme. Autre terrain d’exploration : la chambre oĂč s’est dĂ©roulĂ© le prĂ©tendu crime. Le moindre indice tirĂ© de la configuration des lieux et de la reconstitution des faits sera exploitĂ©. Les enquĂȘteurs chercheront bien sĂ»r aussi Ă  dĂ©busquer toute forme de mensonge ayant permis Ă  la jeune femme de se loger et de travailler au sein d’un Ă©tablissement prestigieux. “Il est peu probable que le Sofitel l’ait embauchĂ©e si elle n’avait pas les papiers nĂ©cessaires”, note l’avocat new-yorkais et ancien substitut du procureur de New York Stephen Dreyfuss.

Les enquĂȘteurs s’informent aussi sur les amis et relations de la jeune femme, ses lieux de sortie, son quotidien et sa vie personnelle : a-t-elle dĂ©jĂ  acceptĂ© des relations sexuelles contre de l’argent ? Connaissait-elle DSK ? Consommait-elle de la drogue ? Avait-elle l’habitude de crier au loup ? etc. Les dĂ©tectives feront Ă©galement rĂ©aliser des analyses visant Ă  contredire celles du laboratoire de mĂ©decine lĂ©gale choisi par le procureur.

Feront-ils placer la jeune femme sur Ă©coute ? “Si un participant Ă  l’entretien tĂ©lĂ©phonique y consent (en l’occurrence, le dĂ©tective privĂ©), il peut enregistrer sa propre conversation avec une autre personne Ă  son insu, souligne Me Dreyfuss. Mais dans l’affaire DSK, il est peu probable que la dĂ©fense rĂ©ussisse Ă  nouer un contact tĂ©lĂ©phonique avec la victime prĂ©sumĂ©e. Si, en revanche, le procureur ou la police veulent procĂ©der Ă  des Ă©coutes (”wiretapping”) afin d’entendre et enregistrer les appels Ă©mis ou reçus par l’un des protagonistes, l’autorisation prĂ©alable d’un juge du siĂšge est nĂ©cessaire.”

Effet de surprise

Ces investigations n’ont qu’un objectif : instiller la confusion dans la tĂȘte des jurĂ©s. Car aux États-Unis, le doute est un prĂ©cieux bouclier pour l’accusĂ©. “Dans le systĂšme du doute raisonnable, le raisonnement des jurĂ©s est le suivant : Son passĂ© peut crĂ©er un doute sur sa crĂ©dibilitĂ©. Dans celui de l’intime conviction, c’est l’inverse. On se dit : Je suis persuadĂ© qu’il est coupable mĂȘme s’il y a un doute sur son passĂ©, explique Me Ayela. Il y a plus d’objectivitĂ© et de respect de la prĂ©somption d’innocence dans le systĂšme amĂ©ricain.”

Plus l’effet de surprise sera fort, mĂȘme sur un Ă©lĂ©ment de dĂ©tail du tĂ©moignage ou de la vie de la plaignante, plus le doute jettera de l’ombre sur l’accusation. Les avocats n’ont bien sĂ»r aucune obligation de dĂ©voiler leurs informations avant le procĂšs ni de les partager avec le parquet. “Ils n’auraient d’ailleurs aucun intĂ©rĂȘt Ă  le faire, et ce pour Ă©viter que le procureur ne prĂ©pare un tĂ©moin pour contrer ces preuves”, explique Me Dreyfuss”.

Les détectives face aux jurés

Les dĂ©tectives ont cependant les mains liĂ©es par certaines rĂšgles de procĂ©dure. “Ils peuvent tĂ©moigner de ce qu’ils ont fait et de ce qu’ils ont trouvĂ©, mais ils ne peuvent pas raconter ce que leur ont dit les personnes interrogĂ©es. En outre, leur rapport ne sera pas recevable s’il ne comporte que des ouĂŻ-dire. Dans ce cas, ils feront en sorte que les personnes interrogĂ©es soient entendues comme tĂ©moins et puissent ainsi livrer leurs informations aux jurĂ©s”, ajoute l’avocat.

Les rĂšgles sont diffĂ©rentes en France, oĂč la dĂ©fense peut demander Ă  ce que le dĂ©tective comparaisse comme tĂ©moin. Il peut donc relater librement ce qu’il a vu ou entendu.

REGARDEZ : DSK face au tribunal choisit de plaider non-coupable

Un espion russe aurait vendu au Mossad des renseignements secrets et sensibles sur l’AlgĂ©rie !

 

“Les services de sĂ©curitĂ© algĂ©riens sont en Ă©tat d’alerte. Selon notre confrĂšre El-Khabar, ils viennent de rouvrir le dossier portant sur le marchĂ© des MIG 29 dĂ©faillants fournis par la Russie Ă  l’ANP, suite Ă  la dĂ©couverte par les autoritĂ©s russes d’un rĂ©seau d’espionnage israĂ©lien qui collectait des renseignements sur les armes vendues par le Russie aux pays arabes, notamment l’AlgĂ©rie.”

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Dans ce sens, les services de sĂ©curitĂ© algĂ©riens ont demandĂ© Ă  leurs homologues russes spĂ©cialisĂ©s dans le contre-espionnage des renseignements sur le rĂ©seau israĂ©lien dĂ©mantelĂ© en Russie en dĂ©but du mois en cours. Les conclusions des enquĂȘtes menĂ©es par les services de contre-espionnage russes ont prouvĂ© que des anomalies ont Ă©tĂ© constatĂ©es sur les MIG 29 russes fournis Ă  l’AlgĂ©rie et que le Mossad est impliquĂ© dans cette affaire. En effet, ce rĂ©seau du Mossad est conduit par l’attachĂ© militaire prĂšs l’ambassade d’IsraĂ«l en Russie.

Dans ce sens, les services de sĂ©curitĂ© algĂ©riens ont demandĂ© Ă  leurs homologues russes de leur fournir des renseignements sur le volume des informations relatives aux marchĂ©s d’armement conclues entre la Russie et l’AlgĂ©rie, qui auraient Ă©tĂ© obtenues par l’espion israĂ©lien, expulsĂ© par les autoritĂ©s russes rĂ©cemment. Les services de sĂ©curitĂ© algĂ©riens n’écartent , Ă©galement, pas l’intĂ©rĂȘt que portent les services de renseignements israĂ©liens aux projets d’armements de l’ANP, notamment en ce qui concerne le renouvellement de la flotte navale militaire.
Selon les informations disponibles, l’enquĂȘte qui a levĂ© le voile sur cette affaire a Ă©tĂ© ouverte il y a quelques mois. L’espion israĂ©lien, Vadim Liederman, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© dans un cafĂ© en flagrant dĂ©lit en compagnie d’un officier russe. L’enquĂȘte a rĂ©vĂ©lĂ© que ce dernier a tentĂ© d’obtenir des informations relatives aux marchĂ©s conclus avec l’AlgĂ©rie, en particulier ceux qui concernent la fourniture des avions de chasse russes type Sukhoi 30 et des missiles type Pantsir. Pour sa part, le dĂ©partement de renseignement et de sĂ©curitĂ© prĂšs du ministĂšre de la DĂ©fense nationale a dĂ©signĂ© un groupe d’experts et d’officiers pour enquĂȘter sur le volume des informations que les services secrets israĂ©liens auraient obtenu. Une enquĂȘte interne menĂ©e par les forces de la marine a dĂ©montrĂ© qu’un pays europĂ©en a obtenu des informations relatives Ă  des missiles fournis Ă  l’AlgĂ©rie par la Russie. Les services secrets israĂ©liens ont obtenu cette information via un autre pays, d’aprĂšs les conclusions de cette enquĂȘte.

les villes engagent des détectives privés

 

MystĂšre Ă  CrĂ©gy-lĂšs-Meaux
 A douze reprises entre novembre et janvier, cette petite ville briarde de 4500 habitants, en Seine-et-Marne, a Ă©tĂ© victime d’un pollueur en sĂ©rie. Propres le vendredi soir, les rues de la commune se retrouvaient, chaque samedi matin, jonchĂ©es de prospectus dĂ©coupĂ©s en morceaux. L’affaire — lĂ©galement une contravention de cinquiĂšme classe — laissait froids les policiers du commissariat de Meaux, dont dĂ©pend CrĂ©gy.

Alors, pour aider son unique policier municipal à percer le mystÚre, le maire (PS) Gérard Chomont a fait appel
 à un détective privé.

Les Ă©lus se sentent abandonnĂ©s par les forces de l’ordre :

« Comme la police n’a pas le temps, on est bien obligĂ©s de se substituer Ă  elle ! » s’agace-t-il, encore Ă©chaudĂ© par la fermeture, en septembre, de l’antenne du commissariat dans sa ville. Selon le commissaire du secteur, cette restructuration n’a rien changé : « Les patrouilles sont mĂȘme plus nombreuses qu’avant et la dĂ©linquance n’a pas augmentĂ©. »

Les Ă©lus locaux ne l’entendent pas de cette oreille. « Cette semaine encore, on avait besoin d’aide pour arrĂȘter des jeunes Ă  minimotos et personne n’est venu ! Ils sont repartis sans ĂȘtre inquiĂ©tĂ©s », raconte Pierre Munden.

C’est cet adjoint au maire, normalement chargĂ© des travaux, qui s’est mis en quĂȘte du dĂ©tective privĂ©, en janvier. « J’ai ouvert l’annuaire, dit-il, et j’ai choisi le plus gros cabinet du dĂ©partement, Ă  Melun. » Surveillance, filatures, photos et rapports au kilomĂštre


Bon sang, mais c’est bien sĂ»r ! Le 5 fĂ©vrier, Ă  7h50, trois dĂ©tectives du cabinet Foucher, deux adjoints au maire et le policier municipal ont remis aux autoritĂ©s un sexagĂ©naire, pris sur le fait en train de disperser les prospectus Ă  travers la fenĂȘtre de sa voiture. « Il voulait se venger du bruit des camions de chantier qui passent devant chez sa mĂšre malade quand il lui rend visite le samedi matin », relate NoĂ«l Brissard, expert en filature.

En douze ans de mĂ©tier, c’est la premiĂšre fois que ce privĂ© Ă©tait mandatĂ© par une mairie. Plus habituĂ© aux maris jaloux et aux patrons soupçonneux, il a « procĂ©dĂ© comme d’habitude ». Soit quatre nuits de planque, de 21 heures Ă  9 heures, jusqu’à rĂ©solution de l’affaire. CoĂ»t de l’intervention : 5000 €.

La facture est salĂ©e, mais le maire se dit prĂȘt Ă  renouveler ponctuellement l’expĂ©rience. « S’il faut engager une sociĂ©tĂ© de surveillance privĂ©e, on le fera aussi, affirme GĂ©rard Chomont. Je le regrette, mais si la police n’est plus en mesure de nous aider, on se protĂ©gera nous-mĂȘmes. »

Libanais condamnĂ© Ă  mort pour espionnage au profit d’IsraĂ«l

 

Un homme a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  la peine de mort par un tribunal militaire libanais pour espionnage au profit d’IsraĂ«l.

Plus de 100 personnes ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es au Pays du CĂšdre depuis 2009, soupçonnĂ©es d’avoir collaborĂ© avec l’Etat hĂ©breu. Amin al-Baba a Ă©tĂ© condamnĂ© jeudi soir aprĂšs avoir Ă©tĂ© reconnu coupable d’avoir fourni des informations Ă  des agents des renseignements israĂ©liens en Ă©change d’argent.

Il s’est livrĂ©, selon la justice, Ă  des activitĂ©s d’espionnage pour IsraĂ«l de 1997 jusqu’Ă  son arrestation en 2009. Cette dĂ©cision, qui peut faire l’objet d’un appel, porte Ă  neuf le nombre de personnes condamnĂ©es Ă  mort au Liban pour espionnage au profit d’IsraĂ«l

AmĂ©ricain accusĂ© d’espionnage jugĂ© le 4 mars Ă  Cuba

 

L’AmĂ©ricain Alan Gross, emprisonnĂ© Ă  La Havane depuis dĂ©cembre 2009 et soupçonnĂ© d’espionnage, comparaĂźtra le 4 mars devant un tribunal cubain dans le cadre d’une affaire qui pourrait lui valoir une peine de 20 ans de rĂ©clusion.

Alan Gross, 61 ans, a Ă©tĂ© inculpĂ© le 4 fĂ©vrier d’atteintes Ă  la sĂ»retĂ© de l’Etat pour avoir importĂ© du matĂ©riel de communication par satellite au titre d’un programme amĂ©ricain illĂ©gal sur l’Ăźle communiste. L’administration Obama rĂ©clame sa libĂ©ration.

Des responsables américains au procÚs

Les autoritĂ©s cubaines ont informĂ© les Etats-Unis de la date du procĂšs, a indiquĂ© Molly Koscina, porte-parole de la section des intĂ©rĂȘts amĂ©ricains Ă  La Havane. Elle a prĂ©cisĂ© que des responsables amĂ©ricains y assisteraient.

Alan Gross Ă©tait en mission Ă  Cuba pour une entreprise sous contrat avec l’USAid, l’agence fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine du dĂ©veloppement international. Cuba a fait savoir que ses procureurs requerraient une peine de vingt ans contre lui. Les Etats-Unis considĂšrent qu’il n’a enfreint aucune loi.

L’ESPIONNE PRÉSUMÉE DE FRANCE 24 SORT DE SON SILENCE

 

Ce matin, LibĂ©ration donne la parole Ă  Candice Marchal, soupçonnĂ©e d’espionnage Ă  France 24. Dans les colonnes du quotidien, celle par qui le scandale est arrivĂ© nie toute tentative d’espionnage pour le compte de Christine Ockrent. « Je me suis connectĂ©e Ă  des serveurs de l’AEF avec un mot de passe fourni par l’informaticien, j’y ai accĂ©dĂ© depuis chez moi depuis mon ordinateur professionnel (…) (J’ai accĂ©dĂ©) Ă  des Ă©lĂ©ments de la sociĂ©tĂ© auxquels j’avais accĂ©s de par mes fonctions » explique-t-elle.

InquiĂšte selon ses dĂ©clarations pour son avenir au sein de France 24 oĂč « c’est l’hĂ©catombe », Candice Marchal se connecte aux serveurs « pour chercher un nouvel organigramme ou une ligne budgĂ©taire (la) concernant ». Pour justifier son geste, la proche collaboratrice de Christine Ockrent dĂ©nonce « le harcĂšlement quotidien » dont elle est victime. Quant Ă  la nature de ses rapports avec Christine Ockrent, elle parle d’un lien professionnel « qui date d’il y a dix ans ».

Vue sur OZAP

Une enquĂȘte suspecte
Candice Marchal dĂ©nonce surtout l’enquĂȘte dont elle fait l’objet Ă  France 24. Une enquĂȘte menĂ©e « par une officine privĂ©e » qui, prĂ©cise-t-elle « a Ă©tĂ© créée le 4 octobre dernier ». Pour rappel, Alain de Pouzilhac, directeur de France 24 en conflit ouvert avec Christine Ockrent sa numĂ©ro deux, commande une enquĂȘte Ă  une sociĂ©tĂ© privĂ©e aprĂšs des fuites dans la presse concernant le budget de la chaĂźne. C’est cette enquĂȘte, et non les investigations de police, qui dĂ©signera Candice Marchal comme espionne prĂ©sumĂ©e de France 24.

« Le rapport de l’officine, je le conteste haut et fort » explique-t-elle. Elle soupçonne cette sociĂ©tĂ© d’avoir placĂ© un disque dur dans son ordinateur avec les fameux fichiers :« J’ai remis mon ordinateur Ă  la demande de l’AEF le 7 novembre et il est parti en expertise deux ou trois semaines plus tard, ça laisse le temps de mettre un disque dur ou de le modifier » dĂ©nonce-telle. Pour Candice Marchal, ce n’est pas elle qu’on vise, mais Christine Ockrent : « J’ai l’impression d’ĂȘtre un pion de l’Ă©chiquier ». L’ex-salariĂ©e de France 24 compte d’ailleurs dĂ©poser plusieurs plaintes pour escroquerie, atteinte au secret de la correspondance et pour violation du secret professionnel. Sans compter son attaque aux prud’hommes pour contester son licenciement.

Premier soutien de Christine Ockrent
Depuis le dĂ©but de cette affaire, Christine Ockrent n’avait comptĂ© aucun soutien, se livrant seule dans la bataille mĂ©diatique, Marianne et Le Point la dĂ©signant comme l’une des commanditaires de cette vaste opĂ©ration d’espionnage au sein de la sociĂ©tĂ© qui gĂšre l’audiovisuel extĂ©rieur de la France. DĂ©savouĂ©e par ses directeurs et sa rĂ©daction la semaine derniĂšre, elle n’a pas dĂ©missionnĂ© de son poste. Si son ministre de tutelle n’a pas encore pris de dĂ©cision quant Ă  son avenir au sein du groupe, le comitĂ© d’entreprise de RFI - membre de l’AEF - a demandĂ© hier Ă  la justice la dĂ©signation d’un administrateur provisoire pour remplacer les deux dirigeants. A ce jour, l’enquĂȘte de police en cours n’a toujours pas dĂ©livrĂ© ses premiĂšres conclusions. Elles risquent d’ĂȘtre explosives.

Wikileaks : entre guerre des hackers, censure et espionnage

 

Cet article a été vue sur le site 20minutes.fr

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2600 vs. Anonymous

S’il y a bien des gars qui s’y connaissent en piratage, c’est l’équipe de 2600: The Hacker Quarterly. Et pas seulement parce qu’il y a hacker dans leur nom. 2600 est en quelque sorte le Conseil des Jedi du piratage, un groupe des sages. C’est l’antithĂšse absolue des script kiddies dĂ©crits comme des hackers de nos jours. Ils hackent par principe. Et ils hackent bien. Hackement bien, mĂȘme. Ils hackent depuis longtemps et connaissent toutes les frĂ©quences et toutes les ficelles. Donc lorsqu’ils critiquent les attaques d’Anonymous, cela fait du bruit.

2600 a publié une dĂ©claration condamnant les attaques DDoS, expliquant que ces attaques par dĂ©ni de service distribuĂ© desservaient plus Wikileaks qu’autre chose: “cela apportera de l’eau au moulin de ceux qui veulent tous nous cataloguer comme des menaces pour museler la libertĂ© d’expression et imposer toutes sortes de restrictions sur l’Internet.” Ils ont sacrĂ©ment raison: le grand public n’a aucune idĂ©e de ce que peut bien ĂȘtre une fichue attaque par dĂ©ni de service distribuĂ©. Des quoi? Des nids de service? Ah bon? Et ça sert Ă  quoi? Pourquoi ils distribuent des nids?

Et 2600 d’enfoncer le clou en ajoutant: “cela n’aide certainement pas Wikileaks d’ĂȘtre associĂ© avec des activitĂ©s aussi puĂ©riles et grossiĂšres, pas plus que cela n’aide la communautĂ© des hackers“. Autrement dit: les gamins, arrĂȘtez de faire les gamins.

Un employé du Homeland Security explique le gouvernement américain se tire une balle dans le pied avec la censure

Un employĂ© anonyme (non, rien Ă  voir avec le groupe d’anonymes citĂ© prĂ©cĂ©demment) du Department of Homeland Security considĂšre que son employeur ne devrait pas censurer les accĂšs des fonctionnaires amĂ©ricains aux documents de Wikileaks: “ma grand-mĂšre pourrait avoir accĂšs aux cĂąbles, mais pas moi. C’est absurde.”

Sa critique est fondĂ©e et pertinente : il explique que ne pas connaitre le contenu de documents Wikileaks dont ont pu prendre connaissance les gouvernements de pays Ă©trangers nuit directement Ă  l’intĂ©rĂȘt amĂ©ricain. Les Ă©missaires des autres pays seront en possession d’informations Ă©manant du gouvernement amĂ©ricain que les employĂ©s amĂ©ricains ne connaitront pas.

Maintenir les fonctionnaires amĂ©ricains dans l’ignorance des contenus publiĂ©s par Wikileaks est au mieux un dĂ©sĂ©quilibre dans l’accĂšs Ă  l’information, au pire un vĂ©ritable handicap, notamment dans les nĂ©gociations diplomatiques qui sont de vĂ©ritables parties marathon de poker menteur.

L’avocat de Julian Assange affirme que les Etats-Unis veulent poursuivre son client pour espionnage

La situation dĂ©jĂ  peu enviable de Julian Assange pourrait bien encore empirer. Que pourrait-il lui arriver de pire que d’ĂȘtre inquiĂ©tĂ© dans des affaires d’agressions sexuelles prĂ©sumĂ©es en SuĂšde? Oh, des poursuites amĂ©ricaines pour espionnagepar exemple.

L’avocat de Julian Assange a indiquĂ© que les mises en accusation seraient imminentes au titre de l’Espionage Act amĂ©rician. Mauvaise nouvelle. Reste Ă  savoir si cette accusation s’accompagnerait d’une procĂ©dure d’extradition.

Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr

WIKILEAKS : LEÇONS SUR LES TECHNOLOGIES ET LA TRANSPARENCE

 

La publication par Wikileaks de plus de 250000 dĂ©pĂȘches diplomatiques des ambassades amĂ©ricaines est LE sujet qui monopolise l’attention des mĂ©dias et des gouvernements. Renata Avila examine les outils, les stratĂ©gies et les pratiques de diffusion via les technologies numĂ©riques mises en Ɠuvre par Wikileaks.

par Renata Avila · Traduit par Esther · Voir le billet original [en]
Source : http://www.leuromag.com

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Le “Cablegate” (rĂ©vĂ©lations de Wikileaks) est partout. On peut trouver des articles Ă  ce sujet dans pratiquement n’importe quel site d’informations en ligne ou journal dans le monde, le voir Ă  travers les liens partagĂ©s sur les sites de mĂ©dias sociaux, suivre le hashtag (mot clĂ©) #cablegate sur Twitter, parcourir des dizaines de blogs, en entendre parler Ă  la radio. La publication par Wikileaks de plus de 250 000 tĂ©lĂ©grammes d’ambassades des États-Unis est actuellement l’un des sujets les plus chauds dans les mĂ©dias et au seins des gouvernements : la technologie a rĂ©duit l’Ă©cart entre les citoyens et les informations gouvernementales complexes, et les internautes discutent activement Ă  travers le monde entier de cette affaire.
Comme Geert Lovink et Patrice Riemens le soulignent dans leur article “«Dix thĂšses sur Wikileaks» [en anglais], la publication par l’organisation d’informations gouvernementales sensibles a utilisĂ© la technologie pour capter l’attention de millions de personnes :
Wikileaks manages to capture that attention by way of specLa publication par Wikileaks de plus de 250000 dĂ©pĂȘches diplomatiques des ambassades amĂ©ricaines est LE sujet qui monopolise l’attention des mĂ©dias et des gouvernements. Renata Avila examine les outils, les stratĂ©gies et les pratiques de diffusion via les technologies numĂ©riques mises en Ɠuvre par Wikileaks.

tacular information hacks where other parties, especially civil society groups and human rights organizations, are desperately struggling to get their message across. Wikileaks genially puts to use the ‘escape velocity’ of IT — using IT to leave IT behind and irrupt into the realm of real-world politics.

Wikileaks rĂ©ussit Ă  capter cette attention au moyen de spectaculaires piratages d’informations lĂ  oĂč les autres parties, en particulier des groupes de la sociĂ©tĂ© civile et des organisations des droits de l’Homme, se battent dĂ©sespĂ©rĂ©ment pour faire passer leur message. Wikileaks utilise avec gĂ©nie la «vitesse d’Ă©vasion» des technologies de l’information (TI), utilisant ces technologies pour les laisser Ă  la traĂźne et faire irruption dans le domaine de la politique du monde rĂ©el.

Mais quels outils utilisent-ils pour capter et conserver l’attention du public et des mĂ©dias et finalement dissiper l’opacitĂ© gouvernementale qu’il combattent ? Plus important encore, comment les citoyens peuvent-ils collaborer Ă  cet appel innovant, en temps rĂ©el et concentrĂ© sur la diplomatie Ă  rendre des comptes ?

Les médias traditionnels partenaires
Wikileaks a fourni Ă  cinq grands mĂ©dias — The Guardian [anglais], Le Monde [français], El PaĂ­s [espagnol], Der Spiegel [allemand], et le New York Times [anglais] — un accĂšs en avant premiĂšre aux dĂ©pĂȘches diplomatiques amĂ©ricaines. En combinant une mise en ligne avec la publication par les mĂ©dias traditionnels, Wikileaks - et d’autres organisations travaillant pour la transparence en ligne - sont en mesure d’atteindre un public plus large et de diffuser des informations dans diffĂ©rents formats et les moyens de communication. Les mises Ă  jour constantes de Wikileaks sur Twitter ont mĂȘme Ă©tĂ© abordĂ©es au cours d’une confĂ©rence de presse du DĂ©partement d’Etat des Etats-Unis et plusieurs organisations internationales de mĂ©dias qui leur ont fait rĂ©fĂ©rence.

Les outils de visualisation
La majoritĂ© des mĂ©dias partenaires de Wikileaks et le site Cablegate utilisent des graphiques faciles Ă  comprendre pour communiquer les donnĂ©es d’une maniĂšre plus complĂšte. Information Aesthetics a un tour d’horizon des techniques de visualisation diffĂ©rentes. Fast Company a adoptĂ© une approche lĂ©gĂšrement diffĂ©rente, construisant un «Wordle»[outil de visualisations des thĂšmes principaux] Ă  partir des dĂ©pĂȘches.

Cablegate Wordle, via Fast Company
Crowdsourcing [information collaborative]

Cablegate propose Ă  n’importe quel utilisateur, n’importe oĂč dans le monde, le moyen de naviguer facilement et de localiser n’importe quel tĂ©lĂ©gramme possĂ©dant un intĂ©rĂȘt pour eux et de tirer leurs propres conclusions. Wikileaks invite les utilisateurs Ă  rechercher des Ă©vĂ©nements s’Ă©tant produits dans leur propre pays. Ils peuvent, par exemple, vĂ©rifier les dates clĂ©s d’Ă©vĂ©nements pertinents pour voir s’ils peuvent trouver des tĂ©lĂ©grammes y faisant rĂ©fĂ©rence, puis partager leurs analyses et leurs rĂ©sultats en utilisant les outils du Web 2.0. Il s’agit essentiellement d’une responsabilitĂ© portĂ©e par les masses, «crowdsourcĂ©e» (assemblĂ©e Ă  partir de multiples sources), par n’importe qui, n’importe oĂč dans le monde. D’autres organisations en profitent, encourageant les citoyens du Net Ă  «mettre les mains dans le cambouis» et fouiller dans les tĂ©lĂ©grammes Ă  la recherche d’information pertinente : le blog «Non Ă©dité» du National Security Archive a publiĂ© [en anglais] un guide sur la façon de lire les documents du DĂ©partement d’État et une liste des acronymes couramment utilisĂ©s dans les tĂ©lĂ©grammes.

Wikileaks encourage les internautes Ă  partager leurs trouvailles :
Pick out interesting events and tell others about them. Use twitter, reddit, mail whatever suits your audience best. For twitter or other social networking services please use the #cablegate or unique reference ID (e.g. #66BUENOSAIRES2481) as hash tags.

Choisissez des Ă©vĂ©nements intĂ©ressants et faites passer le mot. Utilisez Twitter, Reddit, les emails, ce qui convient le mieux Ă  votre lectorat. Pour Twitter ou d’autres rĂ©seaux sociaux, utilisez s’il vous plaĂźt utiliser l’identifiant de rĂ©fĂ©rence #cablegate ou des rĂ©fĂ©rences uniques (par exemple # 66BUENOSAIRES2481) comme mots clĂ©s (hashtags).

Peut-ĂȘtre assistons-nous Ă  un changement d’Ă©poque, oĂč les voix des citoyens remplaceront le chuchotement des secrets derriĂšre des portes closes et les relations Ă©trangĂšres passeront Ă  une diplomatie plus ouverte. Peut-ĂȘtre pas. Quoi qu’il en soit, aprĂšs cette publication, le monde aura un nouveau modĂšle Ă  suivre.

Cybercrime facture de 560 millions de dollars selon le fbi

 

Les conséquences financiÚres du cybercrime ont toujours été difficiles à évaluer. Les chiffres sont souvent contradictoires et les sources hétérogÚnes, voire partisanes (les éditeurs de sécurité).

On pourra donc accorder plus de confiance au bilan annuel du FBI (Federal Bureau of Investigation) menĂ© en partenariat avec l’iC3 (Crime Complaint Center). Ses conclusions sont sans appel.

Selon cette analyse, le cybercrime aurait coĂ»tĂ© en 2009 la bagatelle de 559,7 millions de dollars Ă  l’Ă©conomie amĂ©ricaine, c’est deux fois plus que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente (264,6 millions). Dans le mĂȘme temps, le nombre de plaintes d’internautes lĂ©sĂ©s adressĂ©es au FBI a explosĂ© de 22% Ă  336 655 contre 275 284 en 2008.

Le scam FBI au top des plaintes !

GĂ©ographiquement, les arnaques en ligne visent en majoritĂ© le pays de l’Oncle Sam. 65,4% des fraudes constatĂ©es ou opĂ©rĂ©es le sont aux Etats-Unis. La Grande-Bretagne arrive en deuxiĂšme position avec 9,9%, suivi du Nigeria avec 8%. Rappelons que le pays s’est fait une spĂ©cialitĂ© des attaques par ’scam’. La France ne figure pas dans le Top 10.

Une grande partie des plaintes (12%) concerne des non livraisons de marchandise achetées sur un site marchand ou le non paiement pour un objet acheté en ligne et envoyé par courrier postal.

Dans 36,7% des cas, les victimes font Ă©tat d’un prĂ©judice compris entre 100 et 1000 dollars. Mais la FBI souligne que 45 000 plaintes reçues l’an passĂ© concernent des affaires portant sur des prĂ©judices supĂ©rieurs Ă  5000 dollars.

Les arnaques au scam (versement d’une somme pour obtenir une somme d’argent plus importante) prennent la 3e place avec 9,8% des plaintes. Le vol d’identitĂ© arrive en 4e place avec 8,2% des plaintes concernĂ©es. Suivent les fraudes Ă  ‘l’overpayment’ (”erreur”de la banque en votre dĂ©faveur), Ă  la carte de crĂ©dit (6%), les fraudes aux enchĂšres (5%)…

La surprise provient des faux mails du FBI lui mĂȘme (scam) qui concentreraient 16,6% des plaintes !

Le soupçon plane sur la suppression du juge d’instruction

 

Juin 2006 : la commission parlementaire constituĂ©e aprĂšs l’affaire d’Outreau fait 80 propositions pour rĂ©former la procĂ©dure pĂ©nale. AprĂšs le fiasco judiciaire qui a vu 13 personnes acquittĂ©es aprĂšs de longs mois de dĂ©tention, l’heure est au procĂšs de la justice. L’affaire a montrĂ© les limites de la procĂ©dure française, de la solitude du juge d’instruction Ă  l’impuissance de la cour d’appel. Un vent d’unanimitĂ© souffle en faveur d’une rĂ©forme.

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Mars 2010 : MichĂšle Alliot-Marie prĂ©sente une rĂ©forme de la procĂ©dure pĂ©nale sans prĂ©cĂ©dent, qui supprime le juge d’instruction, sans toucher au statut du parquet qui sera chargĂ© de toutes des enquĂȘtes. Le climat est Ă  la dĂ©fiance, dans les professions juridiques comme dans les milieux politiques, y compris Ă  droite. Un vent de contestation souffle sur la rĂ©forme de la justice pĂ©nale.

Comment est-on passĂ© d’une belle unanimitĂ© Ă  cette rĂ©forme qui divise en profondeur ? L’intervention du prĂ©sident de la RĂ©publique, annonçant le 7 janvier 2009 devant la Cour de cassation, la fin du juge d’instruction, explique cette dramatisation. Par cette dĂ©claration solennelle devant les plus hauts magistrats français, Nicolas Sarkozy a lui-mĂȘme pris le risque d’une politisation du dĂ©bat. En touchant au symbole de la justice qu’est le juge d’instruction, clĂ© de voĂ»te du systĂšme pĂ©nal, le chef de l’Etat a nourri la suspicion de suppression de cette fonction pour raison politique.

Le dĂ©bat sur la suppression du juge d’instruction est ancien et rĂ©current. L’affaiblissement de ses pouvoirs et de sa marge de manƓuvre au profit d’un procureur qui le saisit de moins en moins avait prĂ©parĂ©, ces derniĂšres annĂ©es, sa disparition.

Mais les seuls magistrats connus du public sont les juges d’instruction. Qu’ils soient honnis, comme le juge Fabrice Burgaud d’Outreau ou le juge Lambert de l’affaire GrĂ©gory, ou adulĂ©s, comme les magistrats financiers Renaud Van Ruymbeke ou Eva Joly. En dĂ©crĂ©tant la mise Ă  mort de cette fonction, M. Sarkozy et son entourage pensaient que l’image des premiers dominerait dans l’opinion, d’autant que cette annonce intervenait avant que le juge Burgaud comparaisse, au disciplinaire, devant le Conseil supĂ©rieur de la magistrature.

INDÉPENDANCE

A la grande surprise de l’ElysĂ©e, les sondages ont rapidement montrĂ© que les Français s’inquiĂ©taient pour les risques en matiĂšre d’indĂ©pendance de la justice. Les prĂ©cĂ©dents projets de suppression du juge d’instruction conditionnaient sa disparition Ă  une plus grande indĂ©pendance du parquet. Et l’affaire Clearstream a mis en lumiĂšre les liens entre le parquet et le pouvoir exĂ©cutif, donnant une image peu avantageuse du ministĂšre public.

Mme Alliot-Marie essaie de corriger cette image en promettant qu’”aucune affaire ne sera Ă©touffĂ©e”, grĂące aux pouvoirs renforcĂ©s de la dĂ©fense et au contrĂŽle du nouveau juge de l’enquĂȘte et des libertĂ©s, le JEL, dont on ironise dĂ©jĂ  sur l’acronyme qui Ă©voque le gel des affaires.

Suite : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/11/le-soupcon-plane-sur-la-suppression-du-juge-d-instruction_1313187_3224.html


 
 


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