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A lire chaque jour le quotidien The Guardian, qui s’est fait une spĂ©cialitĂ© du sujet, la presse tabloĂŻd britannique se serait payĂ© pendant des annĂ©es les services d’individus louches pour obtenir des informations sur une foule de gens. Des politiques, des membres de la famille royale, des policiers de haut rang, des espions de Sa MajestĂ©, des sportifs de haut niveau, des artistes et des cĂ©lĂ©britĂ©s en tous genres.
Depuis janvier, Scotland Yard, après avoir longtemps traĂ®nĂ© les pieds, enquĂŞte sur une affaire prĂ©cise : le cas du dĂ©tective privĂ© Glenn Mulcaire au service de News of the World, l’un des titres de l’empire Murdoch, dont la spĂ©cialitĂ© Ă©tait l’intrusion dans les boĂ®tes vocales de tĂ©lĂ©phones portables. L’”opĂ©ration Weeting” - c’est son nom de code - occupe Ă plein-temps 45 policiers.
Selon l’Ă©dition du 9 juin du quotidien de centre gauche, la police londonienne aurait en sa possession suffisamment d’informations pour Ă©largir son enquĂŞte. Elle aurait mis la main sur des cartons de documents, saisis chez un homme, Jonathan Rees, qui prouveraient que ce dernier a surveillĂ©, pour le compte de News of the World, Tony Blair du temps oĂą il Ă©tait premier ministre, mais aussi Kate Middleton, quand elle n’Ă©tait encore que la petite amie du prince William, ou encore plusieurs dirigeants de la Banque d’Angleterre, dont Mervyn King, devenu depuis le gouverneur de la banque centrale. Selon les cas, il aurait pĂ©nĂ©trĂ© leur ordinateur, eu accès Ă leur compte en banque ou Ă leur dossier mĂ©dical, voire commanditĂ© des cambriolages pour s’emparer de documents confidentiels.
C’est en frĂ©quentant les loges maçonniques - et en y croisant des policiers qui ne demandaient qu’Ă ĂŞtre corrompus - que Jonathan Rees a commencĂ© Ă obtenir des informations qu’il pouvait ensuite monnayer Ă Fleet Street. Pendant les annĂ©es 1990, son affaire a prospĂ©rĂ© grâce Ă trois journaux, le Daily Mirror, le Sunday Mirror et News of the World, toujours preneurs de rĂ©vĂ©lations croustillantes.
Après un passage en prison entre 1999 et 2004 - il avait tentĂ© de faire passer pour une cocaĂŻnomane l’ex-femme d’un de ses clients, qui voulait rĂ©cupĂ©rer la garde de ses enfants -, il semble qu’il ait travaillĂ© quasi exclusivement pour News of the World. Mais la police l’avait Ă l’oeil, d’autant qu’il Ă©tait Ă©galement impliquĂ© dans une affaire de meurtre - il a Ă©tĂ© blanchi depuis. “Nous regardons si des preuves disponibles requĂ©raient des enquĂŞtes criminelles plus poussĂ©es”, a commentĂ© Scotland Yard, jeudi
Mots-clefs : Angleterre , Banque , britannique , criminelles , Détective privé , Enquêtes , espions , Glenn Mulcaire , Jonathan Rees , Kate Middleton , Majesté , ministre , Murdoch , Police , policiers , Scotland Yard , tabloïd , The Guardian , Tony Blair , Weeting Publié dans Confrères , Presse , services |
Lundi, DSK a quittĂ© sa rĂ©sidence surveillĂ©e de TriBeCa pour rejoindre la cour suprĂŞme de New York oĂą, lors d’une audience purement formelle, il s’est vu notifier sa mise en accusation et a plaidĂ© non coupable. Cela ne l’engage Ă rien, il peut revenir sur son choix Ă tout moment jusqu’Ă l’ouverture du procès. Le juge Ă©tablira alors un calendrier de procĂ©dure et le procureur commencera Ă livrer Ă la dĂ©fense les Ă©lĂ©ments matĂ©riels sur lesquels repose l’accusation, Ă commencer par la plainte. Chacun des mots et, au-delĂ des mots, la personnalitĂ© de la victime prĂ©sumĂ©e seront dissĂ©quĂ©s par les limiers de la cĂ©lèbre agence new-yorkaise Guidepost Solutions. Mais les dĂ©tectives engagĂ©s par la dĂ©fense de Strauss-Kahn ont dĂ©jĂ commencĂ© Ă explorer le passĂ© de la GuinĂ©enne de 32 ans qui accuse l’ex-patron du FMI d’agression sexuelle.
“Dans ce type d’affaire, les seules preuves objectives que l’on a se limitent Ă la parole de l’un contre la parole de l’autre. Il est donc indispensable de tester la crĂ©dibilitĂ© de la victime prĂ©sumĂ©e pour apprĂ©cier la fiabilitĂ© de son tĂ©moignage”, explique Christophe Ayela, avocat au barreau de Paris. En France comme aux États-Unis, il est de bonne guerre d’engager des enquĂŞteurs privĂ©s dont la mission est de dĂ©molir les dĂ©clarations d’une personne, a fortiori si elle est le seul “tĂ©moin” des faits dĂ©noncĂ©s.
(article le point)
Les enquĂŞteurs de Guidepost Solutions se seraient rendus en GuinĂ©e pour y dĂ©busquer jusqu’aux transgressions les plus anodines de la jeune femme. Autre terrain d’exploration : la chambre oĂą s’est dĂ©roulĂ© le prĂ©tendu crime. Le moindre indice tirĂ© de la configuration des lieux et de la reconstitution des faits sera exploitĂ©. Les enquĂŞteurs chercheront bien sĂ»r aussi Ă dĂ©busquer toute forme de mensonge ayant permis Ă la jeune femme de se loger et de travailler au sein d’un Ă©tablissement prestigieux. “Il est peu probable que le Sofitel l’ait embauchĂ©e si elle n’avait pas les papiers nĂ©cessaires”, note l’avocat new-yorkais et ancien substitut du procureur de New York Stephen Dreyfuss.
Les enquĂŞteurs s’informent aussi sur les amis et relations de la jeune femme, ses lieux de sortie, son quotidien et sa vie personnelle : a-t-elle dĂ©jĂ acceptĂ© des relations sexuelles contre de l’argent ? Connaissait-elle DSK ? Consommait-elle de la drogue ? Avait-elle l’habitude de crier au loup ? etc. Les dĂ©tectives feront Ă©galement rĂ©aliser des analyses visant Ă contredire celles du laboratoire de mĂ©decine lĂ©gale choisi par le procureur.
Feront-ils placer la jeune femme sur Ă©coute ? “Si un participant Ă l’entretien tĂ©lĂ©phonique y consent (en l’occurrence, le dĂ©tective privĂ©), il peut enregistrer sa propre conversation avec une autre personne Ă son insu, souligne Me Dreyfuss. Mais dans l’affaire DSK, il est peu probable que la dĂ©fense rĂ©ussisse Ă nouer un contact tĂ©lĂ©phonique avec la victime prĂ©sumĂ©e. Si, en revanche, le procureur ou la police veulent procĂ©der Ă des Ă©coutes (”wiretapping”) afin d’entendre et enregistrer les appels Ă©mis ou reçus par l’un des protagonistes, l’autorisation prĂ©alable d’un juge du siège est nĂ©cessaire.”
Effet de surprise
Ces investigations n’ont qu’un objectif : instiller la confusion dans la tĂŞte des jurĂ©s. Car aux États-Unis, le doute est un prĂ©cieux bouclier pour l’accusĂ©. “Dans le système du doute raisonnable, le raisonnement des jurĂ©s est le suivant : Son passĂ© peut crĂ©er un doute sur sa crĂ©dibilitĂ©. Dans celui de l’intime conviction, c’est l’inverse. On se dit : Je suis persuadĂ© qu’il est coupable mĂŞme s’il y a un doute sur son passĂ©, explique Me Ayela. Il y a plus d’objectivitĂ© et de respect de la prĂ©somption d’innocence dans le système amĂ©ricain.”
Plus l’effet de surprise sera fort, mĂŞme sur un Ă©lĂ©ment de dĂ©tail du tĂ©moignage ou de la vie de la plaignante, plus le doute jettera de l’ombre sur l’accusation. Les avocats n’ont bien sĂ»r aucune obligation de dĂ©voiler leurs informations avant le procès ni de les partager avec le parquet. “Ils n’auraient d’ailleurs aucun intĂ©rĂŞt Ă le faire, et ce pour Ă©viter que le procureur ne prĂ©pare un tĂ©moin pour contrer ces preuves”, explique Me Dreyfuss”.
Les détectives face aux jurés
Les dĂ©tectives ont cependant les mains liĂ©es par certaines règles de procĂ©dure. “Ils peuvent tĂ©moigner de ce qu’ils ont fait et de ce qu’ils ont trouvĂ©, mais ils ne peuvent pas raconter ce que leur ont dit les personnes interrogĂ©es. En outre, leur rapport ne sera pas recevable s’il ne comporte que des ouĂŻ-dire. Dans ce cas, ils feront en sorte que les personnes interrogĂ©es soient entendues comme tĂ©moins et puissent ainsi livrer leurs informations aux jurĂ©s”, ajoute l’avocat.
Les règles sont diffĂ©rentes en France, oĂą la dĂ©fense peut demander Ă ce que le dĂ©tective comparaisse comme tĂ©moin. Il peut donc relater librement ce qu’il a vu ou entendu.
REGARDEZ : DSK face au tribunal choisit de plaider non-coupable
Mots-clefs : agression sexuelle , argent , avocat , barreau , Christophe Ayela , crédibilité , détectives , Dreyfuss , DSK , États-Unis , FMI , Guinéenne , jurés , New York , présomption d'innocence , relations sexuelles , Strauss-Kahn , témoignage , TriBeCa , wiretapping Publié dans Confrères , Gouvernement , services |
“Les services de sĂ©curitĂ© algĂ©riens sont en Ă©tat d’alerte. Selon notre confrère El-Khabar, ils viennent de rouvrir le dossier portant sur le marchĂ© des MIG 29 dĂ©faillants fournis par la Russie Ă l’ANP, suite Ă la dĂ©couverte par les autoritĂ©s russes d’un rĂ©seau d’espionnage israĂ©lien qui collectait des renseignements sur les armes vendues par le Russie aux pays arabes, notamment l’AlgĂ©rie.”
Dans ce sens, les services de sécurité algériens ont demandé à leurs homologues russes spécialisés dans le contre-espionnage des renseignements sur le réseau israélien démantelé en Russie en début du mois en cours. Les conclusions des enquêtes menées par les services de contre-espionnage russes ont prouvé que des anomalies ont été constatées sur les MIG 29 russes fournis à l’Algérie et que le Mossad est impliqué dans cette affaire. En effet, ce réseau du Mossad est conduit par l’attaché militaire près l’ambassade d’Israël en Russie.
Dans ce sens, les services de sécurité algériens ont demandé à leurs homologues russes de leur fournir des renseignements sur le volume des informations relatives aux marchés d’armement conclues entre la Russie et l’Algérie, qui auraient été obtenues par l’espion israélien, expulsé par les autorités russes récemment. Les services de sécurité algériens n’écartent , également, pas l’intérêt que portent les services de renseignements israéliens aux projets d’armements de l’ANP, notamment en ce qui concerne le renouvellement de la flotte navale militaire.
Selon les informations disponibles, l’enquête qui a levé le voile sur cette affaire a été ouverte il y a quelques mois. L’espion israélien, Vadim Liederman, a été arrêté dans un café en flagrant délit en compagnie d’un officier russe. L’enquête a révélé que ce dernier a tenté d’obtenir des informations relatives aux marchés conclus avec l’Algérie, en particulier ceux qui concernent la fourniture des avions de chasse russes type Sukhoi 30 et des missiles type Pantsir. Pour sa part, le département de renseignement et de sécurité près du ministère de la Défense nationale a désigné un groupe d’experts et d’officiers pour enquêter sur le volume des informations que les services secrets israéliens auraient obtenu. Une enquête interne menée par les forces de la marine a démontré qu’un pays européen a obtenu des informations relatives à des missiles fournis à l’Algérie par la Russie. Les services secrets israéliens ont obtenu cette information via un autre pays, d’après les conclusions de cette enquête.
Mots-clefs : contre-espionnage , Défense , El-Khabar , enquête , espion , flotte , informations , Israël , MIG 29 , militaire , missiles , Mossad , navale , Renseignements , russie Publié dans Gouvernement , Presse |
a compagnie amĂ©ricaine Lockheed Martin a indiquĂ© ce week-end avoir subi une attaque de grande envergure. Le dĂ©but d’une nouvelle ère en matière de cyber-espionnage ?
Dans le courant du mois de mars, RSA indiquait que se technologie SecurID avait Ă©tĂ© compromise Ă la suite d’une attaque informatique de grande envergure. La filiale sĂ©curitĂ© du gĂ©ant amĂ©ricain EMC protège les rĂ©seaux informatiques d’un grand nombre de compagnies avec cette technologie de jeton. On attendait depuis de savoir quelle serait la première victime de cette attaque sans prĂ©cĂ©dent.
C’est dans ce contexte que Lockheed Martin a annoncĂ© ce week-end avoir dĂ©tectĂ© une tentative d’intrusion de son rĂ©seau informatique le 21 mai dernier. QualifiĂ©e « d’importante et tenace », cette attaque aurait pu avoir de sĂ©rieuses consĂ©quences, non seulement pour l’entreprise, mais Ă©galement pour les États-Unis.
Lockheed Martin est en effet le premier fournisseur du gouvernement amĂ©ricain en matière de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense. Les donnĂ©es de la firme amĂ©ricaine n’auraient pas Ă©tĂ© compromises, mais l’affaire fut considĂ©rĂ©e comme suffisamment sĂ©rieuse pour que le PrĂ©sident Barack Obama en soit informĂ©. MĂŞme si les consĂ©quences directes de cette attaque avortĂ©e sont minimales, Lockheed Martin a commencĂ© Ă revoir certaines de ses procĂ©dures. La sociĂ©tĂ© a notamment fermĂ© l’accès Ă distance Ă son rĂ©seau pendant un certain temps, et elle utilise dĂ©sormais des jetons Ă huit chiffres au lieu de quatre. La plupart des employĂ©s travaillant habituellement Ă distance ont donc dĂ» se rendre dans les locaux de l’entreprise, et plus de 100 000 utilisateurs ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă rĂ©initialiser leurs mots de passe.
On ne sait pas encore qui est derrière cette tentative d’intrusion, et EMC s’est empressĂ© d’affirmer qu’il Ă©tait trop tĂ´t pour spĂ©culer sur sa responsabilitĂ©. Officiellement, RSA n’a perdu aucun client, mĂŞme si de nombreux spĂ©cialistes se posent des questions sur l’avenir de SecurID. En 2009, plus de 40 millions de personnes utilisaient cette technologie de jeton.
Le degrĂ© de complexitĂ© de cette attaque lance Ă©galement une nouvelle ère en matière de cyber-espionnage. Les pirates cherchaient jusqu’alors le gain facile et rapide, alors qu’on a ici affaire Ă une entreprise de longue haleine…
Mots-clefs : Barack Obama , complexité , cyber , cyber-espionnage , EMC , envergure , espionnage , États-Unis , intrusion , Lockheed Martin , pirates , réseau informatique , RSA , SecurID , société , technologie Publié dans Presse |
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Renault, le constructeur automobile, n’en finit pas avec les affaires d’espionnage. Selon le journal Le Monde, datĂ© du 6 mai 2011, deux cadres travaillant en Russie ont Ă©tĂ© accusĂ©s d’escroqueries et licenciĂ©s il y a six ans. Ces deux ex-salariĂ©s rĂ©clament aujourd’hui Ă la direction de Renault des excuses et la reconnaissance du statut de victime. L’histoire ressemble Ă©trangement Ă celle des trois cadres licenciĂ©s Ă tort en dĂ©but d’annĂ©e 2011 en France.
L’affaire s’est dĂ©roulĂ©e Ă Moscou en 2005. Jean-Marie V et Laurent P travaillaient dans l’usine d’Avtoframos. Ils ont Ă©tĂ© convoquĂ©s Ă l’époque par deux hauts responsables, dont Marc Tixador, chargĂ© de la sĂ©curitĂ©. Il est actuellement mis en examen dans le cadre de la fausse affaire d’espionnage qui dĂ©fraie la chronique depuis le dĂ©but de l’annĂ©e.
Les deux cadres ont Ă©tĂ© poussĂ©s Ă rentrer en France, car sur eux pesaient des menaces d’attentat aux dires du responsable de la sĂ©curitĂ©. Une fois Ă Paris, la direction les convoque. Elle les accuse d’avoir dĂ©tournĂ© de l’argent et d’être Ă la tĂŞte d’une organisation de malfaiteurs. La direction se base sur les dĂ©clarations d’un salariĂ© d’un fournisseur de l’usine russe de Renault. Les deux cadres rĂ©clament des preuves Ă la direction. En vain.
Sous la pression, Laurent P. finit par dĂ©missionner. Tandis que Jean-Marie V est licenciĂ©. Mais ce dernier dĂ©cide d’aller au Prud’hommes. Le tribunal lui donne raison et juge le licenciement non valide pour absence de cause rĂ©elle et sĂ©rieuse. Renault doit alors indemniser le salariĂ© Ă hauteur de 207 000 euros. Mais aujourd’hui les deux victimes, profondĂ©ment choquĂ©es par leurs dĂ©boires, exigent d’autres rĂ©parations.
Mots-clefs : automobile , Avtoframos , constructeur , espionnage , Moscou , russie , tribunal Publié dans Presse |
Sécurité - Le fondateur de WikiLeaks a vertement critiqué le réseau social mais également Google et Yahoo qu’il accuse de faire le jeu de services de renseignements américains.
Dans un entretien accordĂ© Ă Russia Today, Julian Assange s’est livrĂ© Ă une charge en règle contre Facebook, Google et Yahoo qu’il accuse d’ĂŞtre des outils au service des renseignements amĂ©ricains.
Le fondateur et porte-parole de WikiLeaks s’en est particulièrement pris Ă Facebook qu’il considère comme la plus « Ă©pouvantable machine d’espionnage qui ait jamais Ă©tĂ© inventĂ©e ». Selon lui, le rĂ©seau social est « la base de donnĂ©es la plus complète du monde sur les gens, leurs relations, leurs noms, leurs adresses, leurs emplacements, leurs communications les uns avec les autres, et leurs proches », le tout accessible aux services de renseignement en cas de besoin.
Facebook accusĂ© d’ĂŞtre au service des renseignements amĂ©ricains
Assange ajoute mĂŞme que Facebook, Google et Yahoo ont conçu des interfaces dĂ©diĂ©es afin d’automatiser le processus. Il estime que les services de renseignements ont les moyens de faire peser une pression lĂ©gale et politique sur ces compagnies pour obtenir des informations.
Facebook a rĂ©agi aux propos d’Assange : « Nous ne rĂ©pondons pas Ă la pression, nous rĂ©pondons aux procĂ©dures lĂ©gales obligatoires », a dĂ©clarĂ© un porte-parole. « Il n’y a jamais eu un moment oĂą nous avons Ă©tĂ© contraints de remettre des donnĂ©es [et] nous nous battons chaque fois que nous pensons que le processus juridique est insuffisant » a-t-il ajoutĂ©. (article par Eureka Presse) vue sur ZDnet
Mots-clefs : facebook , Google , Julian Assange , Renseignements , Wikileaks , Yahoo Publié dans Presse |
Le scandale de la pseudo affaire d’espionnage industriel chez Renault permettra-t-il aux entreprises de mieux Ă©valuer les risques de l’espionnage industriel ? Il est temps de mettre en Ĺ“uvre une dĂ©marche de protection du patrimoine informationnel.
Culturellement, il est vrai que le secteur privĂ© tend Ă considĂ©rer la sĂ©curitĂ© avec un dĂ©sintĂ©rĂŞt certain, la plaçant aux marges de ses activitĂ©s et y consacrant des ressources financières et humaines encore limitĂ©es. Pourtant, l’État s’est engagĂ© depuis quelques annĂ©es Ă mieux sensibiliser le secteur privĂ© aux enjeux de la sĂ©curitĂ© et de l’intelligence Ă©conomique.
L’espionnage industriel est pourtant connu depuis longtemps. Il n’est pas une nouveautĂ© de ce siècle marquĂ© par une explosion des flux d’informations. De mĂŞme, la dĂ©viance des relations concurrentielles n’est pas propre aux grands groupes industriels, et des PME peuvent très bien ĂŞtre touchĂ©es par l’espionnage industriel dès lors que leurs activitĂ©s les mettent en possession d’informations ou de savoir-faire exclusifs.
On constate cependant un retard français important, mĂŞme si le dĂ©veloppement du secteur de l’intelligence Ă©conomique et de la gestion des risques ces dernières annĂ©es a renforcĂ© la prĂ©occupation lĂ©gitime des entreprises pour la sĂ©curisation de leur patrimoine. L’analyse des circuits de dĂ©cision, la due diligence, la sĂ©curisation des rĂ©seaux informatiques ou la lutte anti-contrefaçon sont autant de nouvelles pratiques destinĂ©es Ă protĂ©ger le savoir-faire et les produits de l’entreprise dans un contexte de concurrence internationale accrue. Mais c’est surtout la gĂ©nĂ©ralisation des outils de communication numĂ©rique qui donne toute sa raison Ă la confidentialitĂ© du patrimoine informationnel.
En France, l’État tente de rattraper le retard en encourageant la gĂ©nĂ©ralisation de pratiques communes dans le domaine de la lutte contre l’espionnage industriel. Le rapport Carayon publiĂ© en 2003 a d’ailleurs constituĂ© un puissant signal d’alarme, poussant l’État Ă crĂ©er en 2005 un poste de haut responsable Ă l’intelligence Ă©conomique auprès du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la dĂ©fense nationale. Depuis 2009, c’est la responsabilitĂ© du dĂ©lĂ©guĂ© interministĂ©riel Ă l’intelligence Ă©conomique.
La direction centrale du renseignement intĂ©rieur, l’agence nationale de sĂ©curitĂ© des systèmes d’information
Plusieurs registres d’actions sont parallèlement dĂ©ployĂ©s. Au niveau lĂ©gislatif, l’État garantit naturellement la propriĂ©tĂ© industrielle et intellectuelle, complĂ©tĂ©e par l’action de plusieurs services. La direction centrale du renseignement intĂ©rieur (DCRI) intervient ainsi dans les entreprises pour les sensibiliser sur les risques qu’elles peuvent rencontrer (vole de donnĂ©es Ă©lectroniques et piratage informatique, dĂ©ficit de communication interne, etc.) et renforcer les compĂ©tences professionnelles des personnels dans le domaine de la sĂ©curitĂ©. L’action de la DCRI se concentre sur les secteurs hautement stratĂ©giques, ceux oĂą la souverainetĂ© de la France est engagĂ©e ou dans lesquels l’entreprise dispose d’une position leader qu’il faut prĂ©server.
Parallèlement, une agence nationale de sĂ©curitĂ© des systèmes d’information a Ă©tĂ© créée en 2009 afin de sensibiliser les entreprises Ă la sĂ©curitĂ© des rĂ©seaux. Cette agence assure une “mission d’autoritĂ© nationale” dans ce domaine et a la charge de “proposer les règles Ă appliquer pour la protection des systèmes d’information de l’État et de vĂ©rifier l’application des mesures adoptĂ©es”. L’agence est a donc Ă l’avant-garde de la dĂ©fense informatique et constitue le principal “rĂ©servoir de compĂ©tences qui doit pouvoir mettre son expertise et son assistance technique au profit des administrations et des opĂ©rateurs d’infrastructure vitale”.
Enfin au niveau du capital humain, les entreprises invoquent une “guerre Ă©conomique” et recrutent dans les rangs des anciens policiers et militaires. Les membres des services de renseignements sont particulièrement convoitĂ©s pour leur maĂ®trise de la collecte de l’information et leur compĂ©tence Ă agir dans des domaines stratĂ©giques et confidentiels. Nombre de sociĂ©tĂ©s d’intelligence Ă©conomique sont par ailleurs composĂ©es d’anciens membres des services de renseignement.
Vue sur : http://lecercle.lesechos.fr
Mots-clefs : capital , DCRI , direction centrale du renseignement intérieur , espionnage , france , industriel , intelligence économique , militaires , PME , policiers , Renault , renseignement Publié dans Presse |
Mystère à Crégy-lès-Meaux… A douze reprises entre novembre et janvier, cette petite ville briarde de 4500 habitants, en Seine-et-Marne, a été victime d’un pollueur en série. Propres le vendredi soir, les rues de la commune se retrouvaient, chaque samedi matin, jonchées de prospectus découpés en morceaux. L’affaire — légalement une contravention de cinquième classe — laissait froids les policiers du commissariat de Meaux, dont dépend Crégy.
Alors, pour aider son unique policier municipal à percer le mystère, le maire (PS) Gérard Chomont a fait appel… à un détective privé.
Les élus se sentent abandonnés par les forces de l’ordre :
« Comme la police n’a pas le temps, on est bien obligés de se substituer à elle ! » s’agace-t-il, encore échaudé par la fermeture, en septembre, de l’antenne du commissariat dans sa ville. Selon le commissaire du secteur, cette restructuration n’a rien changé : « Les patrouilles sont même plus nombreuses qu’avant et la délinquance n’a pas augmenté. »
Les élus locaux ne l’entendent pas de cette oreille. « Cette semaine encore, on avait besoin d’aide pour arrêter des jeunes à minimotos et personne n’est venu ! Ils sont repartis sans être inquiétés », raconte Pierre Munden.
C’est cet adjoint au maire, normalement chargé des travaux, qui s’est mis en quête du détective privé, en janvier. « J’ai ouvert l’annuaire, dit-il, et j’ai choisi le plus gros cabinet du département, à Melun. » Surveillance, filatures, photos et rapports au kilomètre…
Bon sang, mais c’est bien sûr ! Le 5 février, à 7h50, trois détectives du cabinet Foucher, deux adjoints au maire et le policier municipal ont remis aux autorités un sexagénaire, pris sur le fait en train de disperser les prospectus à travers la fenêtre de sa voiture. « Il voulait se venger du bruit des camions de chantier qui passent devant chez sa mère malade quand il lui rend visite le samedi matin », relate Noël Brissard, expert en filature.
En douze ans de métier, c’est la première fois que ce privé était mandaté par une mairie. Plus habitué aux maris jaloux et aux patrons soupçonneux, il a « procédé comme d’habitude ». Soit quatre nuits de planque, de 21 heures à 9 heures, jusqu’à résolution de l’affaire. Coût de l’intervention : 5000 €.
La facture est salée, mais le maire se dit prêt à renouveler ponctuellement l’expérience. « S’il faut engager une société de surveillance privée, on le fera aussi, affirme Gérard Chomont. Je le regrette, mais si la police n’est plus en mesure de nous aider, on se protégera nous-mêmes. »
Mots-clefs : Crégy , Crégy-lès-Meaux , Détective privé , forces de l’ordre , policier , Seine-et-Marne Publié dans Confrères , Gouvernement |
Un homme a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă la peine de mort par un tribunal militaire libanais pour espionnage au profit d’IsraĂ«l.
Plus de 100 personnes ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es au Pays du Cèdre depuis 2009, soupçonnĂ©es d’avoir collaborĂ© avec l’Etat hĂ©breu. Amin al-Baba a Ă©tĂ© condamnĂ© jeudi soir après avoir Ă©tĂ© reconnu coupable d’avoir fourni des informations Ă des agents des renseignements israĂ©liens en Ă©change d’argent.
Il s’est livrĂ©, selon la justice, Ă des activitĂ©s d’espionnage pour IsraĂ«l de 1997 jusqu’Ă son arrestation en 2009. Cette dĂ©cision, qui peut faire l’objet d’un appel, porte Ă neuf le nombre de personnes condamnĂ©es Ă mort au Liban pour espionnage au profit d’IsraĂ«l
Mots-clefs : Amin al-Baba , condamné , espionnage , hébreu , Israël , Liban , Libanais , tribunal Publié dans Gouvernement |